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Audit d’image de la SRLF et recommandations stratégiques
Courant 2007, la SRLF a confié à la société PRformance le soin de réaliser un audit sur son image et les problématiques liées aux professions de la réanimation. Cet audit doit permettre à la SRLF d’aboutir à un nouveau positionnement de son image et de définir ses priorités en matière de communication externe.
Cet audit reposait sur des entretiens individuels approfondis avec de jeunes praticiens et des journalistes travaillant pour des titres professionnels et grand public. Ce volet qualitatif a été complété par une enquête diffusée via Internet et qui a recueilli plus de 600 réponses. Ce volet a concerné des médecins réanimateurs, mais également des infirmières diplômées d’état.
Principaux enseignements
Sur les valeurs rattachées à la profession de réanimateur, on observe une grande disparité entre l’image projetée et l’image perçue. Ainsi, pour 46% des répondants, les valeurs humaines sont prépondérantes. Un fossé sépare la perception de la profession de celle de la presse pour laquelle cette valeur n’est citée que par un journaliste sur 5.
La SRLF souffrirait d’une trop faible notoriété pour 84% des professionnels interrogés via Internet. Ce manque de notoriété s’expliquerait, selon les sondés, par le fait que la réanimation est souvent confondue avec d’autres métiers (84%), qu’elle renvoie à des sujets difficiles ou sensibles (75%) et qu’elle peut être perçue comme une spécialité trop pointue (71%). Coté presse on remarque une notoriété relative pour les journalistes de la presse spécialisée santé et pour les journalistes de formation médicale et une notoriété faible ou inexistante pour la presse grand public.
Ce point est confirmé par les réponses apportées par les journalistes. Plus de 6 journalistes de la presse spécialisée interrogés sur les 10 entretiens réalisés pouvaient spontanément citer des sociétés savantes ou d’autres spécialités (SFORL, ADF, Chirurgie Esthétique). Ils ne sont que 4 sur 10 rencontrés à connaître la SRLF.
Enfin, si l’audit montre qu’il est impératif de communiquer à l’externe, il montre bien aussi le manque d’informations données aux acteurs de la profession. Il serait donc intéressant de faire connaître le métier aux autres spécialités, sensibiliser davantage les jeunes étudiants en médecine et l’ensemble du corps médical.
Premières recommandations
Afin d’apporter des recommandations cohérentes et fiables, nous avons rapproché les résultats du bilan de l’action en relations presse effectuée lors du congrès 2008.
Si l’on juge du travail effectué lors de la conférence de presse du dernier congrès 2008, on remarque que ce sont les prises de positions argumentées qui ont permis la rédaction des articles de fond dans les médias grand public. Il semble donc important, au-delà de la clarification de l’image et des missions de la SRLF envers ses publics, de choisir des thèmes de communication forts et en relation avec le « monde réel ».
Il est extrêmement important de se faire entendre sur des débats d’actualités tels que les problématiques de fin de vie, de don d’organe, d’éthique, de limitation des soins etc.
Le plan de communication qui est en cours d’élaboration a pour objectif de tirer toutes les conclusions de l’audit d’image réalisé et de le décliner en différentes campagnes de communication qui seront adaptés à différents publics auxquels la SRLF doit plus régulièrement s’adresser : membres, partenaires professionnels, pouvoirs publics et acteurs associatifs, médias.
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