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Article
Spahija J et al, Patient-ventilator interaction during pressure support ventilation and neurally adjusted ventilatory assist.
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Question évaluée :
Comparaison de l’effet de deux modes de ventilation assistée sur le profil respiratoire, la synchronisation patient-respirateur, le travail diaphragmatique et les échanges gazeux. Type d'étude : Etude prospective, comparative et croisée Population étudiée : 14 patients sous ventilation mécanique non sédatés depuis au moins 4h et remplissant les critères pour subir un test de sevrage de la ventilation mécanique ont été étudiés. Douze de ces patients souffraient d’une BPCO. Commentaires : Le mode NAVA utilise l’activité électrique du diaphragme enregistrée par une sonde gastrique munie d’électrodes. L’AI est proportionnelle à l’amplitude du signal électrique et se termine lorsque celui-ci atteint 80% de sa valeur maximale. Points forts : Le NAVA est probablement l’approche la plus novatrice pour améliorer la synchronisation entre le patient et le respirateur car il utilise le signal diaphragmatique plutôt que le signal de débit ou de pression dans le circuit du ventilateur Points faibles : Réglages non optimaux en AI : trigger expiratoire réglé trop bas (arrêt du cycle inspiratoire quand le débit atteint 5% de la valeur maximale) d’où un délai dans l’arrêt du cycle inspiratoire Implications et conclusions : Les ventilateurs conventionnels délivrent l’aide inspiratoire en réponse au signal de pression, de débit ou de volume déclenché par l’effort du patient et mesuré au niveau du circuit ventilatoire. Cet article montre que l’utilisation du signal électrique diaphragmatique permet de diminuer le délai de détection du début et de la fin de l’activité inspiratoire du patient et d’améliorer la synchronisation patient-ventilateur. Les bénéfices apportés par le NAVA sur la durée de ventilation, la durée de séjour en soins intensifs, ainsi que sur la morbidité et mortalité sont encore à démontrer.
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Commenté par le Dr Bernard Lambermont le 02/03/2010(b.lambermont@chu.ulg.ac.be) |
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Partenaires : Docteur Thierry Sottiaux, hôpital Notre-Dame, Gosselies, BELGIQUE |
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Article
Kumar A et al. Initiation of inappropriate antimicrobial therapy results in a fivefold reduction of survival in human septic shock.
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Question évaluée :
Impact d'une antibiothérapie initiale inappropriée chez des patients en choc septique en terme de survie à la sortie de l’hôpital ? Type d'étude : Observationnelle, rétrospective, multicentrique Population étudiée : Les patients présentant un choc septique étaient inclus consécutivement à partir de 22 services de réanimation de 3 pays différents (Canada, USA, Arabie Saoudite) entre 1996 et 2005. Commentaires : Cette étude est impressionnante en terme de collectif de patients et est très démonstrative en terme de résultats. Aucune étude interventionnelle dans le choc septique n’a montré de baisse aussi importante de la mortalité absolue. Rivers E. et Coll. (1) avec l’optimisation de
Points forts : Collectif impressionnant de patients. Confirmation des données de la littérature. Points faibles : Etude rétrospective. Définition très large de l’antibiothérapie appropriée. Implications et conclusions : Un traitement anti-infectieux initial non approprié chez des patients en choc septique est associé à 5 fois moins de survie à la sortie de l’hôpital.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 13/01/2010(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe Rigaud, Dr Arnaud Pavon |
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Liens utilesN Engl J Med 2001;345:1368-77 2 : Annane D JAMA 2002;288:862-71 3 : Bernard GR N Engl J Med 2001;344:699-709 4 : Kumar A Crit Care Med 2006;34:1589-96 |
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H. Wunsch et al, Use of Intensive Care Services during Terminal Hospitalizations in England and the United States.
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Question évaluée :
Comparer l’utilisation de réanimation pour les patients décédant au cours d’un séjour hospitalier entre Angleterre et 7 états des Etats-Unis (29% de la population des Etats-Unis). Type d'étude : Etude rétrospective sur bases de données administratives de 2001 Population étudiée : Analyse de tous les patients hospitalisés en 2001 en excluant les hôpitaux de jour, les maternités, les nourrissons et identification parmi les patients décédés à l’hôpital de ceux admis en réanimation (ou high dependency unit en Angleterre) au cours du dernier séjour hospitalier. Méthode : Calcul des proportions en ajustant sur l’âge par tranches de 5 ans et en différenciant médecine et chirurgie. Analyses spécifiques pour 4 diagnostics médicaux (tumeurs solides, hémopathies malignes, maladies cérébro-vasculaires, pneumonies) et 3 diagnostics chirurgicaux (prothèse de hanche, chirurgie du poumon, pontages aorto-coronaires).
Commentaires : La réanimation est une des dépenses importantes du système de santé des pays développés. Le vieillissement de la population va augmenter la demande. Les espérances de vie à la naissance et à 65 ans sont les mêmes en Angleterre et aux Etats-Unis. Pourtant les dépenses de santé sont bien moindres en Angleterre et la densité de lits de réanimation y est 6 fois moindre. Aussi la comparaison de la consommation d’hospitalisation aiguë et de réanimation entre ces deux pays est intéressante. Si la fréquence d’hospitalisation en 2001 a été la même dans les 2 populations, et si même l’hospitalisation en fin de vie a été plus fréquente en Angleterre où il y a moins de structures médicalisées pour personnes âgées, le recours à la réanimation au cours de la dernière hospitalisation de la vie a été bien moindre en Angleterre. A noter que toutes les comparaisons ont été faites sans test puisque la totalité des deux populations a été comparée. Bien sûr cette étude a des faiblesses (étude rétrospective sur bases de données administratives, différences de nature des réanimations, absence de score de gravité, pas d’information sur la qualité des soins, pas d’information sur les décisions des médecins, des patients et des familles, pas d’information sur l’âge moyen des morts et sur leur qualité de vie,….) qui ne permettent pas de conclure sur l’utilité ou l’inutilité de la réanimation. Mais cette étude montre qu’il y a au moins deux manières très différentes de mourir pour une population : avec très peu (trop peu ?) ou beaucoup (trop ?) de consommation de réanimation, et ce qui va avec : coût financier pour la société et coût psychologique pour les patients et leur famille. Le juste équilibre est un choix politique dont il serait peut être utile de débattre avec la population concernée. Toujours plus de réanimation n’est pas toujours mieux. Finalement tout le monde meurt (0,9/1 000 habitants/an). Points forts : Populations entières et comparables et systèmes de santé très différents Points faibles : Rétrospectif sur énormes bases de données administratives Implications et conclusions :
Il n’est jamais inutile de réfléchir à ce que l’on fait. Peut-être même faudrait-il faire participer la population et les décideurs ?
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Commenté par le Dr Hervé MENTEC le 13/01/2010(herve.mentec@ch.argenteuil.fr) |
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Article
Ferrer M et al, Non-invasive ventilation after extubation in hypercapnic patients with chronic respiratory disorders: randomised controlled trial.
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Question évaluée :
Quelle est l’efficacité de la VNI précoce après extubation chez des patients insuffisants respiratoires chroniques (IRC) restant hypercapniques au décours d’une épreuve de sevrage? Type d'étude : Etude prospective, contrôlée, randomisée, ouverte, avec analyse en intention de traiter, réalisée dans 3 unités espagnoles de réanimation médicale ou respiratoire. Population étudiée : Il s’agissait de patients IRC intubé-ventilés depuis plus de 48h, présentant une hypercapnie (PaCO2 > 45 mmHg) au décours d’une épreuve de sevrage réalisée en ventilation spontanée sur pièce en T (VS/T) pendant 30 à 120 mn et considérée comme réussie cliniquement. Les patients neurochirurgicaux, traumatisés faciaux ou ayant eu une chirurgie oesogastrique récente ainsi que les patients non coopérants, hypersécrétants ou ayant une toux inefficace ont été exclus de l'étude. Commentaires : Cette étude confirme l’intérêt de la VNI appliquée de façon préventive au décours immédiat de l’extubation pour prévenir le risque de survenue d’une IRA post-extubation chez des patients IRC restant hypercapniques malgré une épreuve de sevrage (VS/T) réussie. Deux études randomisées de moindre envergure (1,2) et une étude cas-témoins chez l’obèse (3), confortées par une méta-analyse récente (4), avaient déjà fortement suggéré le bénéfice de la VNI post-extubation préventive chez des patients médicaux à risque d’échec d’extubation. Cette nouvelle étude démontre avant tout que l’hypercapnie (PaCO2 > 45 mmHg) constitue un réel facteur de risque d’échec d’extubation (risque d’IRA post-extubation), et que, comme avancé préalablement (2,3), les patients hypercapniques sont les plus susceptibles de bénéficier d’une telle stratégie non invasive. Ces données devraient donc inciter les cliniciens à réaliser plus fréquemment des gaz du sang (GDS) artériels en fin d’épreuve de sevrage, même bien tolérée cliniquement, chez les patients les plus fragiles, notamment BPCO. Néanmoins, l’hypercapnie constatée au décours d’une épreuve de sevrage doit tenir compte des conditions de réalisation de celle-ci (technique et durée), du statut gazométrique antérieur des patients à l’état de base, voire d’une éventuelle part métabolique (diurétiques, corticoïdes). On peut ainsi s’étonner de la fréquence de l’hypercapnie constatée ici malgré une épreuve de sevrage réussie (67% des patients éligibles), et surtout, du niveau minimal de SpO2 requis (>92%) lors de l’épreuve de VS/T, et donc du débit d’oxygène utilisé, possiblement trop élevé chez des patients IRC. A contrario, il n’est pas impossible qu’une épreuve de sevrage réalisée en aide inspiratoire (AI) puisse minimiser un certain degré d’hypercapnie et fasse que certains patients pourraient ne pas bénéficier de la VNI préventive. Points forts : Méthodologie rigoureuse, population étudiée homogène, équipes expérimentées en VNI. Points faibles : Conditions de réalisation de l’épreuve de sevrage, recours à la VNI post-extubation de sauvetage pour l’interprétation des résultats. Implications et conclusions : Cette étude apporte des arguments scientifiques forts pour proposer la VNI comme stratégie préventive de l’IRA post-extubation chez des patients IRC hypercapniques au décours d’une épreuve de sevrage. En pratique, si la mise en œuvre de la VNI et le bénéfice escompté dans cette indication doit tenir compte des conditions de réalisation de l’épreuve de sevrage niveau d’oxygénation, (VS/T vs AI), l’hypercapnie en fin d’épreuve apparaît néanmoins constituer un facteur de risque d’échec d’extubation relativement objectif pour le clinicien. L’intérêt potentiel de la VNI post-extubation curative chez ces patients nécessitera des études complémentaires. Enfin, ces deux stratégies de VNI post-extubation (préventive et curative) restent à distinguer de la VNI appliquée comme technique de sevrage/extubation précoce chez des patients en échec de l’épreuve de sevrage.
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Commenté par le Dr Nora Amdjar le 06/01/2010(JRigaud@ch-dieppe.fr) |
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Partenaires : Dr C. Girault et JP Rigaud, Réanimation Polyvalente, Dieppe, France |
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Liens utilesCrit Care Med 2005;33:2465-70. 2 : Ferrer M et al Am J Respir Crit Care Med 2006;173:164-70. 3 : El Solh AA et al Eur Respir J 2006;28:588-95. 4 : Agarwal R et al Respir Care 2007;1472-79 5 : Keenan SP et al Eur Respir J 2006;28:588-95. 6 : Esteban A et al N Engl J Med 2004;350:2452-60 |
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Article
Feissel M
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Question évaluée :
Les indices échocardiographiques évaluant les pressions de remplissage VG sont-ils pertinents pour faire le diagnostic de dyspnée d’origine cardiaque ? Type d'étude : Etude physiopathologique, prospective, monocentrique Population étudiée : Les patients présentant une détresse respiratoire, en rythme sinusal et échogène en échocardiographie étaient inclus dans l’étude. Les patients présentant une maladie valvulaire sévère étaient exclus de l’étude. Commentaires : L’insuffisance cardiaque diastolique repose sur l’association de 3 critères (1): FeVG >50%, la présence de signes de congestion pulmonaire et des critères objectifs d’une dysfonction diastolique VG obtenus par le biais d’un cathétérisme cardiaque droit. Parmi l’ensemble des patients inclus dans l’étude, 79% avaient une FeVG >45% dont 14% avaient des signes de congestion pulmonaire. En raison du caractère moins invasif et plus facile d’interprétation, l’échocardiographie a maintenant supplanté le cathétérisme cardiaque droit et devient par le fait le nouveau gold standard. Les indices classiques d’évaluation des pressions de remplissage gauche semblent tous pouvoir discriminer une origine cardiaque ou non à une dyspnée. Le rapport E/Vp semble plus difficile à utiliser avec notamment une plus grande variabilité dans la mesure. Le rapport E/A semble moins pertinent lorsque Points forts : Expérience de l’équipe. Simplicité d’obtention des paramètres échocardiographiques. Points faibles : On ne sait pas si les mesures ETT ont été réalisées avant la mise sous ventilation mécanique. Implications et conclusions : Le rapport E/TDE (seuil >5,3) est l’indice échocardiographique d’évaluation des pressions de remplissage VG le plus performant pour faire le diagnostic de dyspnée d’origine cardiaque.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 26/10/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Sébastien Prin |
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Liens utilesCirculation 2000;101:2118-21 2 : Nagueh SF Am J Cardiol 1995;75:1256-62 |
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Article
RENAL Replacement Therapy Study Investigators, Intensity of continuous renal-replacement therapy in critically ill patients.
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Question évaluée :
L’augmentation de la dose d’épuration extra-rénale (EER) à l’aide des méthodes continues permet-elle de diminuer la mortalité à 90 jours lors du traitement de l’insuffisance rénale aiguë en réanimation ? Type d'étude : Etude prospective, multicentrique avec tirage au sort et consentement éclairé éventuellement retardé (72h), menée en Océanie (Australie et Nouvelle Zélande), avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : Au total, 1508 patients adultes issus de 35 services de réanimation ont été tirés au sort entre décembre 2005 novembre 2008. Commentaires : Le débat sur l’intérêt de l’augmentation des doses d’EER est une fois de plus relancé et loin de faire l'hunanimité ! Plusieurs études monocentriques ont rapporté un bénéfice à l’augmentation de la dose délivrée à l’aide des méthodes continues qu’il s’agisse de l’hémofiltration (1) ou de l’hémodiafiltration (2), tandis que d’autres étaient négatives (3). La dose de 35 ml/kg/h semblait finalement s'imposer à la lumière des études positives. Une étude récente multicentrique semble, elle, écarter un effet dose-réponse au-delà de 20-25mL/kg/h (4). Dans l'étude "RENAL" présentée ici, il ne semble pas exister de bénéfice à augmenter la dose délivrée en CVVHDF entre 22 et 33 ml/kg/h. Il faut noter que la mortalité observée (44,7%) est relativement faible comparée aux données habituelles, la proportion de patients porteurs d’altérations chroniques de la fonction rénale est élevé (> 50 %), et l’initiation de EER est très précoce (50 h) avec l'oligurie comme indication d’épuration retenue. L’insuffisance rénale aigue n’est pas clairement définie. La gravité de la défaillance rénale semble modérée. On peut par ailleurs s’étonner de niveau d'adhésion au protocole:Le débit journalier d’effluent effectif était de 33 contre 22 mL/kg/h en médiane dans les groupes « forte » et « faible » dose respectivement. Ces valeurs correspondaient à seulement 84 à 88% de la dose prescrite. De plus, la durée d’épuration était prolongée de 5,9 à 6,3 jours selon les groupes (NS) malgré l’importante proportion de CVVHDF sans anticoagulation (46 à 51%, NS). Points forts : Etude randomisée multicentrique à la méthodologie rigoureuse Points faibles : Puissance statistique plus faible que prévu compte tenu d’une plus faible mortalité. Dose d’épuration nettement plus faible que les objectifs fixés, ne permettant pas d’exclure un effet seuil. Absence de définition claire de l’insuffisance rénale aigue. Implications et conclusions : Cette étude confirme les données récentes d’études de bonne qualité multicentriques tendant à montrer que « toujours plus » n’est pas synonyme de « toujours mieux » (5) [Fiche REACTU n°130 le 13/04/2009]. Il semble que l’initiation précoce de l’épuration extra-rénale puisse intervenir sur le pronostic des patients. Quoiqu’il en soit, plus qu’un chiffre magique de dose cible, il faut privilégier le respect d’objectifs clairement définis (aux environs de 25 ml/kg/h) tenant compte de la dose réellement délivrée et non uniquement de la dose prescrite. Une médecine « à la carte » individualisée à chaque patient semble encore une fois l'emporter sur une « recette » unique pour tous.
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Commenté par le Dr Marina THIRION le 15/11/2009(marina.thirion@ch-argenteuil.fr) |
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Partenaires : Dr C. VINSONNEAU, Réanimation Brûlés, GH Cochin-St Vincent de Paul, PARIS, FRANCE |
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Liens utilesLancet. 2000 Jul 1;356(9223):26-30 2 : Saudan P et al Kidney Int. 2006 Oct;70(7):1312-7 3 : Bouman CS et al Crit Care Med. 2002 Oct;30(10):2205-11. 4 : Tolwani AJ et al J Am Soc Nephrol. 2008 Jun;19(6):1233-8. 5 : VA/NIH Acute Renal Failure Trial Network N Engl J Med. 2008 Jul 3;359(1):7-20 |
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Article
Philipp Schuetz et al.
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Question évaluée :
Intérêt d’un protocole basé sur le dosage de la procalcitonine (PCT) dans l’initiation et la durée du traitement antibiotique des infections respiratoires basses. Type d'étude : Etude multicentrique dans 6 services d’urgence suisses, contrôlée, avec tirage au sort, en non-infériorité, en intention de traiter avec consentement éclairé. Population étudiée : 1825 patients avec un diagnostic initial d’infection respiratoire basse [1 symptôme respiratoire ( toux, expectoration, dyspnée, tachypnée, douleur pleurale) + 1 signe auscultatoire (râles ou crépitants) + 1 signe infectieux (température > 38°C, frissons, GB>10000/mm3 ou <4000/mm3)]. 1381 patients tirés au sort. 1359 patients étudiés. L’infection respiratoire basse inclue la pneumonie aiguë communautaire (PAC) définie par une image radiologique, la décompensation de BPCO et la bronchite aiguë. Commentaires : Selon les auteurs, la prescription d’antibiotiques guidée par le dosage de la PCT, dans les infections respiratoires basses, permettrait de réduire l’exposition aux antibiotiques et ainsi de diminuer les effets secondaires liés à leur utilisation et la résistance aux antibiotiques, sans augmenter les complications. Ainsi, l’usage d’une stratégie guidée par la PCT aurait à la fois une implication clinique à l’échelon personnel et en matière de santé publique. Points forts : Qualité méthodologique, résultats positifs et pas d’antibiotique dans les bronchites aiguës ! Points faibles : Adhésion différente au protocole dans les deux groupes, critères composites d’infériorité et de supériorité, évaluation des effets adverses uniquement sur trente jours. Implications et conclusions : Le dosage de la PCT pourrait permettre de rationnaliser les prescriptions d’antibiotiques : ne plus traiter les bronchites aiguës, réduire la durée de l’antibiothérapie dans les PAC et ne traiter que les décompensations bactériennes de BPCO.
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Commenté par le Dr Aurélie BIRENBAUM le 09/11/2009(aureliebirenbaum@hotmail.fr) |
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Partenaires : Dr G.PLANTEFEVE, Réanimation Polyvalente, CH V. Dupouy, Argenteuil, FRANCE |
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Article
Vallée F. Pulse pressure variations adjusted by alveolar driving pressure to assess fluid responsiveness
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Question évaluée :
La variation de pression pulsée (∆PP) ajustée sur la variation de pression alvéolaire (∆Palv) améliore t-elle la performance diagnostic de la réponse au remplissage vasculaire ? Type d'étude : Etude physiopathologique, prospective, monocentrique Population étudiée : Les patients sous ventilation mécanique et nécessitant un remplissage vasculaire ont été inclus dans l’étude. La nécessité du remplissage était basée sur la présence d’une tachycardie, d’une hypotension, d’une oligurie ou d’une vasoconstriction. Les patients en arythmie cardiaque ont été exclus. Commentaires : Cette étude très intéressante sur le plan physiopathologique montre encore une fois les effets de le ventilation mécanique sur le système cardiovasculaire. Ces effets s’exercent si le Vt est suffisamment élevé (Vt ≥ 8 ml/kg) comme cela fut démontré par De Baker et al. (1). Plusieurs mécanismes sont probablement en cause par le biais de l’augmentation de la pression intra-thoracique responsable d’une diminution du retour veineux associée ou non à une augmentation de la postcharge du ventricule droit. Dans l’étude de Vallée et al., nous n’avons pas d’information concernant la fonction systolique VD malgré l’inclusion de 44% de patients avec une détresse respiratoire aigue (ALI + SDRA). Cette détresse respiratoire aigue peut être responsable d’une dysfonction VD comme décrit par Vieillard Baron et al. (2) et gêner l’interprétation du ∆PP. Cette gène a été dissipée très récemment par Mahjoub et al. (3) qui ont montré qu’un pic de vélocité de l’onde S en doppler tissulaire de l’anneau tricuspide < 0,15 m/s permettait de détecter les patients qui ne répondront pas au remplissage malgré une ∆PP > 12%. Dans l’état actuel de la littérature et sous réserve d’exhaustivité, l’interprétation de la ∆PP doit se faire chez des patients en rythme sinusal, sous ventilation mécanique (en l’absence d’une ventilation spontanée) (4) avec un Vt > 8 ml/kg, une fréquence respiratoire < 30 cycles/mn (5) comporter une évaluation de la fonction systolique VD (3) et être ajustée sur la pression alvéolaire.
Points forts : Hypothèse physiopathologique très pertinente permettant de diminuer les remplissages vasculaires inutiles. Points faibles : Population très hétérogène. Définition très large de l’indication d’un remplissage vasculaire. Pas de mesure de la fonction systolique VD. Implications et conclusions : Le rapport ∆PP/∆Palv prédit une meilleure réponse au remplissage vasculaire que ∆PP avec un seuil de 15% chez les patients avec Vt ≥ 8 ml/kg.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 17/10/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe Rigaud |
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Liens utilesIntensive Care Med 2005;31:517-23 2 : Vieillard-Baron A Chest 2007;132:1440-1446 3 : Mahjoub Y Crit Care Med 2009;37:2570-5 4 : Michard F Am J Respir Crit Care Med 2000;162 :134-138 5 : De Baker D Anesthesiology 2009;110:1092-7 |
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The Australia and New Zealand Extracorporeal Membrane Oxygenation (ANZ ECMO) Influenza Investigators, Extracorporeal Membrane Oxygenation for 2009 Influenza A(H1N1) Acute Respiratory Distress Syndrome.
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Question évaluée :
Etude observationnelle des patients atteints de SDRA et traités par oxygénation extracoporelle (ECMO) au cours de la pandémie grippal en Océanie Type d'étude : Etude observationnelle multicentrique Population étudiée : Tous les patients adultes et enfants traités par oxygénation extracorporelle (ECMO: Extracorporeal Membrane Oxygenation) pour atteinte respiratoire due au virus grippal H1N1 variant 2009 entre juin 2009 et septembre 2009 dans 15 réanimations d'Australie et de Nouvelle Zélande étaient inclus. A la mise sous ECMO, la PaO2/FIO2 était à 56 mmHg (48-63), la PaCO2 à 69 mmHg (54-83) et le pH à 7,20 (7,10-7,30). La PEP était de 18cmH2O (15-20), 20% des patients avaient été mis en décubitus ventral, 32% recevaient du monoxyde d'azote. La durée médiane de l'ECMO était de 10 jours (7-15). 54% des patients ont présenté une complication hémorragique avec un volume médian de transfusion de concentrés érythrocytaires de 1880 ml. L'autre complication était infectieuse (62%) essentiellement pulmonaire (44%). Parmi les 68 patients analysés, 14 patients sont décédés (21%, IC95%: [11%-30%]). Commentaires : Cette étude publiée avec deux autres études sur la pandémie grippale (Canada et Mexique) dans un même numéro du JAMA redonne un vrai intérêt à la littérature médicale. Voilà une publication rapide (moins de 2 mois entre le dernier cas analysé et la publication), au nom d'un groupe de travail (aucun auteur n'est mis en avant), supporté par le centre de recherche en réanimation Nouvelle Zélande/Australie (ANZIC) qui rapporte l'expérience d'une technique encore confidentielle dans une pathologie annoncée fréquente et potentiellement grave. Bien que la méthodologie soit peu robuste et n'apporte finalement aucune preuve de l'efficacité ni de la sécurité de la technique, cette étude a le grand mérite de donner des pistes de traitement pour notre (futur?) pandémie européenne de grippe H1N1. Les résultats chiffrés de cette étude pose la question de la gravité réelle de la maladie grippale. L'incidence du recours à l'ECMO reste faible (2 par million de cas) et de nombreux patients n'ont pas reçu de traitements adjuvants du SDRA comme le décubitus ventral, le monoxyde d'azote ou encore l'almitrine. Bien que la mortalité de 21% soit encourageante au vu de la gravité des patients, l'absence de groupe contrôle avec tirage au sort ne permet pas de conclure sur l'efficacité de la technique. La plus forte mortalité du groupe ECMO en comparaison avec le groupe sans ECMO reste biaisée par une gravité plus importantedans le groupe ECMO et par l'absence de d'homogénéité dans les critères faisant portés l'indication d'ECMO. Points forts : publication rapide avec intérêt majeure pour notre prise en charge "européenne" de cet hiver, publication sans auteur au nom d'une société savante Points faibles : pas de réponse à la vraie question: l'ECMO est-elle indiquée et améliore-t-elle le pronostic de ces patients? étude rétrospective Implications et conclusions : Bien que ne pouvant répondre à la question de l'efficacité, cette étude permet de mieux cerner la population la plus grave concernée par la pandémie grippale. Si les prévisions se révèlent exactes, les patients les plus graves seront jeunes, sans tares sous jacentes et nécessiteront des thérapeutiques sans doute aggressives telles que l'ECMO. Face à des patients sévères et jeunes, l'utilisation de l'ECMO risque, malgré le doute de son efficacité, de se multiplier. Il faut probablement sans tarder organiser des filières de prises en charge des patients les plus graves car sans nul doute, l'ECMO ne sera pas disponible dans chaque réanimation.
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Commenté par le Dr GAETAN PLANTEFEVE le 21/10/2009(gaetan.plantefeve@ch.argenteuil.fr) |
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Partenaires : Dr Olivier PAJOT, Réanimation Polyvalente, CH V. Dupouy, Argenteuil, FRANCE |
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Article
Preiser JC
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Question évaluée :
L’insulinothérapie intensive améliore t’elle la survie des patients médico-chirugicaux de réanimation ? Type d'étude : Etude prospective, randomisée-contrôlée, multicentrique, internationale, avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : Au total, 1101 patients issus de 21 services de réanimation médicales et chirurgicales ont été inclus. L’absence de consentement éclairé et une survie attendue <24 heures étaient les deux seuls critères d’exclusion. Commentaires : Cette étude de grande ampleur montre à quel point il est difficile de tirer une conclusion claire concernant la stratégie a adopter en terme de contrôle glycémique chez les patients de réanimation. L’étude de Preiser et al. a été stoppée en raison de violation de protocole concernant le non respect de la cible glycémique. Ce non respect avait déjà été souligné dans l’étude Nice-Sugar (1) où les auteurs avaient pourtant mis en évidence une surmortalité à J90 dans le groupe insulinothérapie intensive. L’étude de Brunkhorst et al. (2) chez des patients en sepsis sévère avait été également stoppée prématurément en raison cette fois-ci d’une incidence élevée d’hypoglycémie dans le groupe intensif. Malgré des cibles glycémiques similaires par rapport au travail princeps de Van den Berghe et al. (3), aucune étude n’a pu retrouver les résultats positifs de l’équipe de Louvain. Une des explications actuellement reconnue est la meilleure performance de cette équipe dans l’atteinte de la cible glycémique liée à une pratique et une motivation plus importante de l’équipe soignante et un ratio infirmière/patient permettant une surveillance très rapprochée. Des problèmes persistent dans la pratique du contrôle de la glycémie en réanimation, tenant à la mesure de la glycémie (site de prélèvement, appareil de mesure, interférence avec le taux d’hématocrite, la température corporelle…), de l’algorithme utilisé et surtout de la charge de travail infirmier imposée.
Points forts : Collectif de patients important. Prise en compte des durées de glycémies « dans la cible » plutôt que des valeurs isolées. Reflet de la « vraie vie ». Points faibles : Arrêt prématuré de l’étude. Effet centre possible. Implications et conclusions : Cette étude confirme les difficultés à respecter un objectif glycémique entre 4,4 et 6,1 mmol/L par une insulinothérapie intensive avec un risque non négligeable d’hypoglycémie pouvant majorer la morbi-mortalité en réanimation.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 17/10/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe Rigaud |
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Liens utilesN Engl J Med 2009;360:1283-97 2 : Brunkhorst FM N Engl J Med 2008;358:125-39 3 : Van den Berghe G N Eng J Med 2001;345:1359-67 |
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Article
Mahjoub Y et al, Assessing fluid responsiveness in critically ill patients: False-positive pulse pressure variation is detected by Doppler echocardiographic evaluation of the right ventricle.
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Question évaluée :
L’étude en doppler tissulaire de l’onde systolique de déplacement de l’anneau tricuspide peut-elle permettre de détecter des faux positifs de variation de pression pulsée ? Type d'étude : Etude physiopathologique, prospective, monocentrique Population étudiée : Les patients en défaillance circulatoire sous ventilation mécanique avec une variation de pression pulsée > 12 % et nécessitant une expansion volémique étaient inclus dans l’étude. Les patients présentant une arythmie cardiaque, une respiration spontanée et des critères de dilatation majeure du VD étaient exclus. Commentaires : Les recommandations d’experts de la SRLF de 2004 retenaient avec un accord fort une valeur seuil de variation de pression pulsée (DPP) de 13% pour préjuger de l’effet hémodynamique du remplissage vasculaire (1). Ce chiffre « clé » avait été obtenu pour une population différente de celle de l’article commenté avec notamment des patients en choc septique avec un rapport PaO2/FIO2 > 100 mmHg et une PaPo < 18 mmHg (2). Nous sommes surpris ici du nombre de faux positifs (34%) en termes de réponse au remplissage vasculaire alors qu’il n’est que de 4% dans l’étude princeps (4%) (2). Les auteurs expliquent cette discordance par l’inclusion tardive de patients qui auraient déjà bénéficié d’un remplissage vasculaire et par la non-exclusion de patients atteints de SDRA (17% dans le groupe non-répondeurs versus 0% dans le groupe répondeurs). Un des grands mérites de ce travail de Mahjoub est de mettre l’accent sur le coté physiopathologique et de remettre en cause la valeur cible de 13% qui a d’ailleurs fait l’objet d’études complémentaires montrant notamment l’influence du volume courant et de la fréquence respiratoire (3, 4). Il apparaît clairement que toute variation de pression pulsée doit tenir compte des limites d’interprétations déjà décrites (rythme sinusal, absence de ventilation spontanée…) (5) et de la recherche (systématique ?) d’une dysfonction systolique du ventricule droit grâce à l’étude en doppler tissulaire de l’onde systolique de déplacement de l’anneau tricuspide (6). Cette étude relativise beaucoup la simplicité de la mesure et de l'interprêtation du DPP. Si une échocardiographie devient nécessaire afin de vérifier l'état du VD, le DPP devient presque inutile. Cette belle étude physiopathologique tend, une fois de plus, à montrer la place prépondérante de l'échocardiographie en réanimation. Points forts : Hypothèse physiopathologique très intéressante permettant de diminuer les remplissages vasculaires inutiles. Points faibles : Effectif faible, patients essentiellement chirurgicaux, nombre de faux positif important Implications et conclusions : Un pic de vélocité de l’onde S en doppler tissulaire de l’anneau tricuspide < 0,15 m/s permet de détecter les patients qui ne répondront pas au remplissage vasculaire malgré une variation de pression pulsée > 12 %.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 18/09/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe Rigaud, Service de Réanimation Polyvalente, CH Dieppe et Dr Aurelie Birenbaum, Service de Réanimation Polyvalente, CH Argenteuil |
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Liens utileswww.srlf.org 2 : Michard F et al Am J Resp Crit Care Med 2000;162:134-138 3 : De Baker et al Intensive Care Med 2005;31:517-23 4 : De Baker D et al Anesthesiology 2009;110:1092-7 5 : Monnet X et al Curr Opin Crit Care 2007;13:549-553 6 : Meluzin J et al Eur Heart J 2001;18:276-280 |
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Article
Early use of polymyxin B hemoperfusion in abdominal septic shock: the EUPHAS randomized controlled trial. Cruz et al
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Question évaluée :
L'hémoperfusion sur filtre de polymyxine B améliore-t-elle le pronostic des patients en état de choc par péritonite? Type d'étude : Prospective, multicentrique par tirage au sort Population étudiée : Entre 2004 et 2007, 10 réanimations italiennes ont inclus 64 patients admis pour sepsis sévère ou choc septique au décours d’une infection intra-abdominales. Etaient exclus : les patients mineurs, moribonds, transplantés, avec un antécédent d’allergie à la polymyxine B ou les patientes enceinte Commentaires : L'idée de l'hémoperfusion sur membrane de polymyxine est basée sur la physiopathologie du choc septique. L'endotoxine est l'un des principaux composants de la membrane des bactéries Gram négatif. Au cours des infections à Gram négatif, l'endotoxine libérée entraine la libération de cytokines (IL-1 et TNF alpha) et active le complément et les facteurs de la coagulation (3). Le taux d'endotoxine a pu être corrélé à la mortalité du choc septique à Gram négatif. Ainsi, l'idée est d'utiliser une circulation extra-corporelle afin de créer une clairance de l'endotoxine par absorption sur une membrane de polystyrène imprégnée de polymyxine B. La littérature est riche en étude testant l'hypothèse d'une amélioration du pronostic du choc septique par cette technique (3). Actuellement, cette technique est utilisée essentiellement au Japon mais reste anecdotique ailleurs . Un biais majeur de cette étude est la population étudiée. A première vue, elle semble bien sélectionnée: choc septique à point de départ abdominal pour augmenter les chances de sepsis à Gram négatif. Cependant, peu de patients ont réellement un choc septique à point de départ abdominal et les bactéries isolées le sont pour certaines dans les système de drainage. 21 patients étaient infectés par des micro-organismes sans endotoxines (candida, staphylococcus ou enterococcus). Dans cette étude, le critère principal de jugement semble à première vue intéressant: diminuer l'instabilité hémodynamique à la phase aigue du choc septique. Le critère d'évolution de la PAM à 72h montre une différence très peu pertinante dans la "vraie vie". Le calcul d'effectif prévoyait une différence de PAM de seulement 5 mmHg. Le score utilisé pour apprécier les doses de catécholamines ("inotropic score") n'est validé qu'en pédiatrie. L'absence d'aveugle est un réel handicap dans l'analyse de cette étude. Même si sa mise en place parait difficile, le critère de jugement principal peut être influencé par l'absence d'aveugle. Il n'est pas spécifié quelle valeur de PAM était recueillie: pire des valeurs, valeur à heure fixe, moyenne des données. La différence de mortalité n'était manifestement pas attendu. Il s'agissait d'un critère secondaire et l'étude a été stoppé sur cette différence. Avec cet effectif réduit, cette différence doit être considérée avec précaution. Par exemple, aucune donnée n'est précisée sur le remplissage vasculaire ou sur l'antibiothérapie. L'adéquation de celle-ci aux bactéries isolées a pourtant été démontré comme influançant la mortalité dans le cas précis des péritonites post-opératoires (2). Cette adéquation n'est pas recherchée ici.
Points forts : etude multicentrique prospective sur une population cible apparement adaptée Points faibles : critère de jugement principal, taille de l'effectif, coût financier probable de la technique, absence d'aveugle Implications et conclusions : L'effectif réduit, le peu de pertinence clinique du critère principal de jugement et l'origine douteuse du sepsis poussent à être très prudent quant aux conclusions de cette étude. Il semble prématuré de conclure formellement à une différence de mortalité tant qu'une étude avec cet objectif principal n'aura pas confirmé ces résultats.
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Commenté par le Dr GAETAN PLANTEFEVE le 26/06/2009(gaetan.plantefeve@ch.argenteuil.fr) |
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Liens utilesClin Infect Dis. 1996 Sep;23(3):486-94 2 : Cruz DN et al Crit Care. 2007;11(2):R47 3 : Kellum JA et al JAMA. 2009 June 17; 301(23):2496-7 |
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Assessment of left ventricular function by intensivists using hand-held echocardiography, Melamed R et al
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Question évaluée :
Une formation de 6 heures en échocardiographie transthoracique (ETT) est-elle suffisante pour apprécier la FeVG de patients de réanimation. Type d'étude : Etude prospective comparative Population étudiée : Monocentrique, 44 patients de réanimation avec une indication à une échocardiographie en raison d’hypotension (n : 19) ; dyspnée hypoxémie (n : 17) ; tachycardie (n : 4); troponine élevée (n : 3) ; Anomalies ECG (n : 3). Commentaires : L’ETT est un outil incomparable de diagnostic et de suivi thérapeutique des patients de réanimation. Le concept d’acquisition de compétences basiques pour la réalisation d’ETT en réanimation a été récemment publié (1). Afin d’acquérir rapidement des compétences basiques en ETT des patients critiques, le concept de formation courte en ETT a été ciblé sur l’évaluation visuelle de la FeVG. Malgré une durée de formation de 6 heures, les résultats sont plutôt bons et comparables à ce qui a été précédemment publié après une formation de 8 heures délivrée à des internes de réanimation (2). Points forts : question pertinente, et pratique Points faibles : nombre de patients, niveau ETT initial des réanimateurs inconnu, faire croire que l'échocardiographie c'est facile. Implications et conclusions : La durée de formation à l’ETT peut être un facteur limitant la diffusion large de ces techniques auprès des réanimateurs. L’adoption d’objectifs ciblées et basiques, d’une formation courte semble être une stratégie adaptée.
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Commenté par le Dr Karim CHERGUI le 20/08/2009(karim.chergui@ch-sud-francilien.fr) |
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Liens utilesChest. 2009 Apr;135(4):1050-60 2 : Vignon P et al Intensive Care Med. 2007 Oct;33(10):1795-9 |
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Etomidate versus ketamine for rapid sequence intubation in acutely ill patients: a multicentre randomised controlled trial. Jabre et al
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Question évaluée :
Y a-t-il une différence de morbi/mortalité entre une injection unique d’étomidate ou de kétamine pour l’induction en séquence rapide des patients nécessitant une intubation orotrachéale en urgence? Type d'étude : Essai prospectif avec tirage au sort, contrôlé multicentrique en simple aveugle national français (12 SAMU et 65 unités de réanimation) Population étudiée : 655 patients adultes nécessitant une sédation (Ketamine ou Etomidate) pour intubation en urgence à l’exclusion des patients en arrêt cardiaqueen pré hospitalier, des femmes enceintes, des patients sortis depuis moins de 72 h de réanimation . Commentaires : Dans cette étude, il n’existe pas de différence de morbi/mortalité entre l’intubation en urgence réalisée avec de l’étomidate et celle réalisée avec de la kétamine. Les conditions d’intubation et hémodynamiques sont par ailleurs identiques, en grande partie liée à l’utilisation concomitante de succinylcholine. Comme démontré précédemment (1), les auteurs retrouvent plus d’insuffisance surrénale après utilisation de l’étomidate en injection unique. La relation entre insuffisance surrénale et mortalité reste débattue, même si fortement suggérée dans le sepsis avec une mortalité augmentée chez les patients présentant une mauvaise réponse au test à l’ACTH (1,2). D’autre part, plusieurs études suggèrent que l’étomidate en injection unique serait également corrélé à une plus forte mortalité chez les patients septiques (1,3). Cette donnée n’est pas confirmée par cette étude. Cependant, le sous groupe sepsis était de petit effectif et les tests à l’ACTH non systématiques pouvant expliquer un manque de puissance ne permettant pas de mettre en évidence de différence de morbi-mortalité entre les 2 groupes. Le nombre d’inclusions rapportés au nombre de réanimation est faible (655 patients sur 10 mois pour 65 réanimations, soit en moyenne 1 malade inclus par mois et par centre). L'explication est sans doute que les inclusions étaient réalisées par les SMUR qui prenaient en charge les patients. Le nombre important de centres de réanimation permettait d'éviter d'hospitaliser des patients dans des centres non participants à l'étude faute de place dans les centres participants. Points forts : Effectif important, rigueur méthodologique, question très pertinente faisant débat dans la communauté de réanimation (4). Points faibles : Hétérogénéité de la population (sepsis, traumatologie, neurologie et autres), manque de puissance pour évaluer les sous groupes, faible taux d’inclusion par centre Implications et conclusions : Les résultats de cette étude sont insuffisants pour recommander l’abandon de l’étomidate au profit de la Ketamine. Ketased ne parvient pas à démontrer de bénéfice à l’utilisation de la kétamine chez les patients septiques. Une nouvelle étude plus puissante semble nécessaire dans cette population. Une étude récente réalisée a posteriori semble recommander la prudence sur l'utilisation de l'étomidate dans le contexte du choc septique (5). Malgré une idée originale, cette étude semble avoir peu d’impact sur la pratique clinique.
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Commenté par le Dr Florent Wallet le 19/08/2009(florent.wallet@chu-lyon.fr) |
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Partenaires : Dr Sophie DEBORD, Réanimation médicale et assistance respiratoire, CHU de la croix rousse, LYON |
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Liens utilesCrit Care Med 2007; 35: 1012–18 2 : De jong MF et al Crit Care Med 2007; 35: 1896-903 3 : Sprung CL et al N Engl J Med. 2008 Jan 10;358:111-24 4 : Annane D Intensive Care Med. 2005;3:325-6 5 : Cuthbertson BH et al Intensive Care Med. 2009 Aug 4. [Epub ahead of print] |
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Article
De Smet et al
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Question évaluée :
Les décontaminations digestive (SDD) et oropharyngée (SOD) sélectives permettent-elles de diminuer la morbi-mortalité induites par les infections liées aux soins en réanimation Type d'étude : Prospective, multicentrique, contrôlée, tirage au sort, et cross-over Population étudiée : 13 réanimations néerlandaises ont participé à l’étude, en incluant des patients avec une durée prédite de ventilation mécanique de plus de 2 jours, ou un séjour en réanimation de plus de 3 jours. Les femmes enceintes et l’allergie à un des antibiotiques étaient les critères d’exclusion Commentaires : Cette étude multicentrique relance le débat sur l’intérêt de la décontamination sélective. La même équipe a publié très récemment les données complémentaires de cette étude qui semblent renforcer l'idée du bénéfice de la SDD sur le devenir des patients en diminuant les infections secondaires (1). Le problème principal d'une décontamination digestive est son impact sur l'écologie bactérienne du patient et ,à plus large échelle, sur celle d'une unité de soin. Cet impact écologique sur le long terme reste inconnu. Points forts : Etude multicentrique, avec un collectif très important de patients. Equipes très impliquées dans la prévention des infections nosocomiales acquises en réanimation. Pas d’augmentation de la prévalence des BMR. Points faibles : Méthodologie complexe avec amendement en début d’étude, en raison de la non-conformité avec les standards de conduite de la randomisation. Expression des résultats. Implications et conclusions : Même si la SDD semble montrer son intérêt dans cette étude et a été proposée au cours de la dernière conférence de consensus sur la prévention des infections nosocomiales en réanimation (3), elle reste une technique peu utilisée en France. A la lumière de cette étude, il semble que la SOD soit la méthode la plus prometteuse, car elle produit des résultats comparables à la SDD, sans utilisation d’antibiotiques systémiques, ce qui semble conceptuellement plus satisfaisant. En définitive, il semble nécessaire de conduire une étude par tirage au sort plus classique, SOD versus traitement standard.
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Commenté par le Dr Karim CHERGUI le 05/07/2009(karim.chergui@ch-sud-francilien.fr) |
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Partenaires : Dr Gaëtan PLANTEFEVE, Réanimation Polyvalente, Argenteuil |
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Liens utilesIntensive Care Med. 2009 Jun 24. [Epub ahead of print] 2 : Smit et al Intensive Care Med. 2007 Nov;33(11):2025-6 3 : Duranteau et al Prévention des Infections Nosocomiales en Réanimation |
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Froehlich CD et al
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Question évaluée :
Intérêt en réanimation pédiatrique du guidage échographique pour la pose des voies veineuses centrales. Type d'étude : Etude prospective avec comparaison avant/après changement de procédure, réalisée dans un service de réanimation pédiatrique d’un hôpital universitaire nord-américain. Population étudiée : 212 enfants ayant besoin d’une voie veineuse centrale sont repartis dans 2 groupes successifs (pose classique versus pose avec échographie) : âge : 30 versus 56 mois ; poids : 14 versus 18kg ; 79% versus 72% ventilés (différences non significatives). La pose de cette voie était réalisée en urgence dans 29% versus 18% des cas (p=0,05).
Pour les personnes les moins expérimentées (internes), les différences en terme de temps nécessaire et de nombre de tentatives sont significatives en faveur de la technique échoguidée. Commentaires : Dans cette série, la pose d’une voie veineuse centrale avec échoguidage permet de réduire le taux de ponctions artérielles, le nombre de tentatives, et le nombre de changement de site. Cette procédure permet de confirmer la localisation anatomique des structures vasculaires, de repérer une thrombose préexistante, et d’éviter les tentatives sur des sites où les veines ne sont pas cathétérisables. Les auteurs rapportent également que depuis que cette procédure est en place l’accès jugulaire est beaucoup plus souvent utilisé (13% versus 2% auparavant) car les médecins craignent beaucoup moins une ponction carotidienne et ses conséquences qui peuvent être désastreuses notamment chez les enfants qui ont des troubles de la coagulation. Points forts : Evaluation précise d’une technique prometteuse Points faibles : Pas de précision par contre sur le type de sonde utilisée.Les enfants qui ont bénéficié de l’échoguidage sont globalement plus âgés, et la pose était moins souvent réalisée dans l’urgence. Ces 2 éléments peuvent avoir contribué à surestimer les résultats. Implications et conclusions : Sans révolutionner la technique, l’échoguidage lors de la mise en place d’une voie veineuse centrale devrait être utilisée de plus en plus souvent afin de réduire la morbidité liée à une procédure fréquente qui comporte des risques pour l’entant tant à court terme qu’à long terme.
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Commenté par le Dr Jean-Michel LIET le 26/06/2009(jeanmichel.liet@chu-nantes.fr) |
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Partenaires : Dr Renaud VIALET |
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Liens utilesIntensive Care Med. 2008 Nov;34(11):2100-5 |
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Article
The NICE-SUGAR Study Investigators
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Question évaluée :
: Le contrôle strict de la glycémie permet-il de diminuer la mortalité à 90 jours ? Type d'étude : Etude prospective, randomisée, multicentrique avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : Les patients étaient éligibles si la durée attendue d’hospitalisation en réanimation était d’au moins 3 jours consécutifs. Les principaux critères d’exclusion concernaient : les patients admis pour le traitement d’une acidocétose ou d’un coma hyperosmolaire, les patients s’alimentant le lendemain de l’admission en réanimation, les patients à risque d’hypoglycémie ou ayant souffert d’une hypoglycémie. Commentaires : La publication de NICE-SUGAR était attendue avec impatience, en raison de la polémique qui faisait rage depuis 2001 après la publication de l’étude de Van den Berghe G et al (1) qui avait démontré une réduction de mortalité relative de 40 % après correction de la glycémie par insulinothérapie intraveineuse. Aucune des études de confirmation n’a été à même de reproduire ces résultats (2-4) et les critiques émises imposaient la réalisation d’une étude de grande envergure comme NICE-SUGAR pour trancher la question de la validité externe des résultats «louvanistes » (1). La réponse à cette question est clairement négative : les taux de mortalité à 28 et 90 jours, en réanimation ou à la sortie de l’hôpital sont certainement une surprise, mais sont plus élevés dans le groupe traitement intensif (y compris après ajustement). Plusieurs critiques peuvent être émises au vu de ces résultats: seulement 15 % de patients inclus parmi l’ensemble des patients éligibles, des différences modestes en terme de contrôle glycémique obtenues dans l’étude (1,15 ± 0,18 g/l groupe intensif versus 1,44 ± 0,23 g/l groupe conventionnel) et une cible non atteinte dans le groupe intensif (objectif cible de l’étude 0,8-1,1 g/l). L’incidence limitée d’hypoglycémie sévère (<0,4 g/l) dans le groupe de traitement intensif (6,8 %) reflète sans doute la pratique quotidienne. L’hypoglycémie constitue par ailleurs le facteur limitant principal de l’insulinothérapie intensive en raison du risque d’effets secondaires sur le plan neurologique qui impose également une charge de travail supplémentaire à l’équipe soignante. La surmortalité dans le groupe insulinothérapie intensive ne semble pas aisée à expliquer : effets non-glycémiques de l’insuline, une cible glycémique « contrôle » plus basse et plus appropriée à la situation de stress métabolique, une attention excessive à l’insulinothérapie dans le groupe « intensif » au détriment d’autres aspects diagnostiques et/ou thérapeutiques …autant d’interrogations nécessitant des recherches complémentaires.
Points forts : Envergure de l’étude se rapprochant probablement de la « vraie » vie dans les services de réanimation. Points faibles : 15% de patients inclus parmi l’ensemble des patients éligibles Implications et conclusions : Le contrôle strict de la glycémie avec un objectif de 0,8-1,1 g/l par une insulinothérapie intensive entraine une surmortalité chez les patients hospitalisés en réanimation sans explications claires pour le moment. Un objectif glycémique cible < 1,8 g/l entraine une diminution significatif des hypoglycémies sévères sans que l’on ne puisse à l’heure actuelle retenir de seuil glycémique.
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Commenté par le Dr Jean Charles PREISER le 17/06/2009(jean-charles.Preiser@chu.ulg.ac.be) |
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Partenaires : Dr Jean-Pierre Quenot/ Dr Sophie Ehrminger |
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Liens utilesN Engl J Med 2001;345:1359-67 2 : Van den Berghe G N Engl J Med 2006;354:449-61 3 : Brunkhorst FM N Engl J Med 2008;358:125-39 4 : Preiser JC Crit Care Med 2007;35:S503-S507 |
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Article
Lamia B
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Question évaluée :
L’échographie cardiaque transthoracique peut-elle être utilisé pour estimer la pression de remplissage du ventricule gauche lors du sevrage de la ventilation mécanique ? Type d'étude : Etude interventionnelle, physiopathologique, prospective, monocentrique. Population étudiée : Au total, 39 patients ayant eu 2 échecs de sevrage de la ventilation mécanique ont été inclus dans l’étude. Les patients présentant une insuffisance mitrale sévère, un rétrécissement mitral, une valve mécanique mitrale, une fibrillation auriculaire ou une ischémie myocardique étaient exclus. Commentaires : Cette étude a le mérite, d’une part, de déculpabiliser les plus jeunes réanimateurs qui aborde maintenant l’hémodynamique par des techniques, moins voire non invasive, comme l’échocardiographie et d’autres part d’entretenir nos connaissances de physiopathologie qui s’effiloche au cours du temps. Comme les auteurs le rappellent, le passage de la ventilation mécanique en pression positive à la ventilation spontanée en pression négative entraine : la négativation de la pression intrathoracique (augmentation du retour veineux), l’augmentation du travail respiratoire (augmentation de la demande en O2) et l’augmentation du tonus sympathique (augmentation de la post-charge cardiaque gauche). Les conséquences peuvent être la survenue brutale d’une ischémie myocardique et/ou d’un œdème pulmonaire cardiogénique chez les patients porteur d’une maladie cardiaque préexistante (1). Dans l’étude de Lamia et al., 50% des patients ont des antécédents de dysfonction cardiaque gauche avec une prévalence de 25 % de cardiomyopathie hypertrophique. D’autres paramètres, comme la baisse de Points forts : Equipe expérimentée, utilisation du gold standard (cathéter artériel pulmonaire) pour la validation des paramètres échocardiographiques Points faibles : E/A difficile à interpréter chez les patients porteurs d’une cardiomyopathie hypertrophique (5). Implications et conclusions : Seule, la combinaison d’un rapport E/A > 0,95 et E/Ea > 8,5 permet de prédire avec précision une élévation de
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 11/05/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Maël Hamet/Dr Laure Ghiringhelli |
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Liens utilesAnesthesiology 1988;69:171-9 2 : Jubran A Am J Respir Crit Care Med 1998;158:1763-9 3 : Mekontso-Dessap A Intensive Care Med 2006;32:1529-36 4 : Anguel N Intensive Care Med 2008;34:1231-8 5 : Nishimura RA J Am Coll Cardiol 1996;28:1226-33 6 : Mayo PH Chest 2009;135:1050-1060 |
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Schweickert WD et al.
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Question évaluée :
Associer une activité physique précoce à l’arrêt quotidien des sédations chez les patients ventilés en réanimation influence-t-elle le devenir fonctionnel et neuropsychiatrique? Type d'étude : Etude prospective, contrôlée, avec tirage au sort, menée dans deux centres, analyse statistique en intention de traiter, calcul d’effectif respecté Population étudiée : 104 patients majeurs hospitalisés en réanimation, autonomes avant l’hospitalisation (définie par un index de Barthel supérieur à 70), sous ventilation mécanique depuis plus de 72 heures et pour encore 24 heures de plus étaient inclus. Les critères d’exclusion étaient notamment l'apparition d'une maladie neuromusculaire et une espérance de vie à 6 mois inférieure à 50%. Commentaires : Ces résultats mettent en évidence un bénéfice certain d'une prise en charge « dynamique » précoce des patients. Cependant ces résultats ont été mis en évidence dans une population particulière de patients: jeunes (âge médian (IQR) dans les deux groupes : 54,4 (46,5-66,4) et 57,7 (36,3-69,1) ans) et peu sévères (score Apache II médian (IQR) : 19 (13,3-23) et 20 (15,8-24)). Points forts : Qualité méthodologique, résultats avancés. Points faibles : Applicabilité de la technique (coût élevé, mise en œuvre), proportion de patients concernés et faible effectif sur une période longue de recrutement. monocentrique. Implications et conclusions : Il s’agit de la première étude mettant en évidence un bénéfice réel d'une rééducation-réhabilitation précoce des patients ventilés en réanimation. Elle pourrait permettre de justifier une augmentation des moyens alloués à la réanimation en particulier en kinésithérapeutes. L’entraînement évident de cette équipe et les moyens décrit dans l’étude font relativiser l’applicabilité de ces procédures. D’autres études devront confirmer ces résultats avant d'entreprendre de telles mesures.
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Commenté par le Dr Jérome ALLYN le 29/05/2009(jerome.allyn@ch-argenteuil.fr) |
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Partenaires : G.Plantefève, CH V. Dupouy, Argenteuil, France |
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Liens utilesBr J Anaesth. 1997 May;78(5):606-17 |
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Article
Böttiger BW et al
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Question évaluée :
bénéfice d'administration précoce d'un traitement thrombolytique dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier? Type d'étude : Prospective, contrôlée, tirage au sort, multicentrique internationale (66 hôpitaux de 10 pays Européens). Population étudiée : 1050 patients en arrêt circulatoire en extra-hospitalier: asystolie ou activité électrique sans pouls ou après échec de 3 cardioversions électriques sur FV et TV, d’origine cardiaque ou embolique présumée, survenu devant témoin, après 10 mn de réanimation standard et/ou spécialisée. Commentaires : Les arrêts circulatoires extra-hospitaliers sont causés dans 70% des cas par un infarctus ou une embolie pulmonaire. Une précédente étude testant la thrombolyse en cas d'arrêt circulatoire extra-hospitalier avec activité électrique sans pouls était restée négative (1). Une méta-analyse incluant différentes études souvent non randomisées et d'effectif plus réduit retrouvait une effet bénéfique de la thrombolyse (2). Alors que la trombolyse pourrait être proposée en cas d’ACR secondaire à une EP, les données manquent pour établir des recommandations sur son usage en cas d’ACR dus à une autre cause (3). Points forts : Effectif important, pas de perdus de vus, homogénéité du recrutement, respect de délais d’intervention optimaux Points faibles : Pas de notions de la prise en charge (hypothermie, llimitations de soins), difficultés d’application du protocole (erreurs de protocole, changement de traitement Implications et conclusions : L’administration précoce d’un traitement thrombolytique sans traitement adjuvant lors de la réanimation initiale (< 10 min) d’un arrêt circulatoire présumé d’origine cardiaque ne peut être recommandée. NB: Le Dr S. Perbet est membre de la Commission Jeunes de la SRLF.
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Commenté par le Dr Sébastien PERBET le 08/05/2009(sperbet@chu-clermontferrand.fr) |
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Partenaires : Dr Russell Chabanne, Réanimation adultes, Hôtel Dieu, Clermont-Ferrand |
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Liens utilesN Engl J Med 2002;346:1522-1528 2 : Li X et al Resuscitation 2006;70:31-36 3 : 2005 American Heart Association guidelines for cardiopulmonary resuscitation and emergency cardiovascular care. Circulation 2005;112:Suppl:IV1-IV203 |
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Article
Talmor D et al
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Question évaluée :
La mesure de la pression transpulmonaire pour déterminer le niveau optimal de la PEEP au cours de le SDRA améliore-t-elle les échanges respiratoires et l’évolution des patients ? Type d'étude : prospectif, comparatif par tirage au sort, monocentrique Population étudiée : 61 patients ventilés et souffrant d’un SDRA étaient inclus et répartis en deux groupes : un groupe contrôle ventilé selon les recommandations de l’ARDSnet et un groupe où la valeur de la PEEP était ajustée selon la valeur de la pression transpulmonaire. Commentaires : La quête de la meilleure méthode pour établir le niveau de PEP au cours du SDRA a stimulé la recherche clinique dans ce domaine depuis plus de 30 ans. Si l’intérêt de la réduction du volume courant est maintenant bien établi, celui de niveaux élevés de PEP reste débattu. Conceptuellement, l’intérêt de niveaux élevés de PEP réside – entre autres - dans la diminution du soi-disant "atelectrauma" ; c’est à dire les lésions à bas volume pulmonaire, liées à la fermeture et l'ouverture répétées d’unités terminales. Plusieurs essais randomisés comparant deux niveaux de PEP ont récemment été publiés [1-3]. Aucun d’entre eux n’a pu montrer de bénéfice en terme de survie sur l’ensemble de la population étudiée. Cependant, tous ne sont pas strictement comparable en terme de réglage de la PEP. ALVEOLI[1-3] et LOVS[1-3] ont fixé la PEP en fonction d’échelles liant FiO2 et PEP, afin d’essayer d’atteindre un même objectif de saturation. L’étude Express [1-3] se distingue par une titration de la PEP beaucoup plus raisonnée, basée sur la pression de plateau (PPLAT), avec l’idée de recruter le maximum de poumon, tout en maintenant la PPLAT inférieure à 28-30 cmH2O. Cette stratégie de « recrutement maximal » semble montrer un bénéfice pour les patients les plus sévères. Elle offre l’avantage d’utiliser la PPLAT pour guider la PEP, en cherchant à limiter le risque de surdistension alvéolaire. Dans la présente étude, Talmor et al ont souhaité adapter le niveau de PEP à la pression transpulmonaire, ce qui est parfaitement cohérent d’un point de vue physiopathologique, puisque c’est cette pression qui détermine de degré de distension pulmonaire et donc le risque de lésions induites par la ventilation. La difficulté réside dans la mesure au lit du patient de cette pression. L’approximation qui est faite avec la pression oesophagienne est bien évidemment entachée de nombreux biais qui sont bien rappelés dans l’éditorial qui accompagne l’article [4]. Néanmoins, force est de constater que cette technique a permis l’administration de niveaux de PEP bien supérieurs à ceux du groupe « contrôle » (18±5 contre 12±5 cmH2O) sans pour autant augmenter inconsidérément la PPLAT (28±7 contre 25±6 cmH2O), tout en améliorant l’oxygénation. Au-delà de l’effet anecdotique sur la mortalité en faveur du groupe « pression oesophagienne » (l’arrêt prématuré de l’étude entraînant une perte considérable de puissance), ces résultats sont en accord avec ceux de l’étude Express quant au bénéfice et à l’innocuité de niveaux de PEP élevés pour les patients les plus sévères notamment en terme d’oxygénation. Points forts : Concept physiopathologique de guider la PEP en fonction de la pression transpulmonaire Points faibles : interprétation et limite de la pression oesophagienne pour mesurer la pression transpulmonaire Implications et conclusions : S’il est évidemment prématuré de prôner et de généraliser l’utilisation de la pression oesophagienne. Ce travail a le mérite de montrer qu’une telle technique est faisable chez des patients ventilés pour un SDRA pour titrer la PEP avec un bénéfice en terme d’oxygénation. Il ouvre la voie à d’autres études qui devront confirmer à beaucoup plus grande échelle, la fiabilité et l’intérêt en routine de cette mesure.
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Commenté par le Dr Bernard Lambermont le 04/05/2009(b.lambermont@chu.ulg.ac.be) |
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Partenaires : Pr J.D. Ricard, Réanimation Médicale, Hôpital Louis Mourier, Colombes |
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Liens utilesN Engl J Med 2004; 351: 327-336 2 : Mercat A et al JAMA 2008; 299: 646-655 3 : Meade MO et al JAMA 2008; 299: 637-645 4 : Bernard GR et al N Engl J Med 2008; 359: 2166-2168 |
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Monget Garcia MI
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Question évaluée :
La manœuvre de Valsalva permet-elle de prédire la réponse au remplissage vasculaire chez les patients en ventilation spontanée ? Type d'étude : Etude interventionnelle, physiopathologique, prospective, monocentrique Population étudiée : Au total, 30 patients avec une ventilation spontanée nécessitant un remplissage vasculaire en raison d’une hypotension, d’une oligurie ou d’une tachycardie ont été inclus dans l’étude. Les patients présentant une arythmie cardiaque, des antécédents de syncope, un manque de coopération et n’obtenant pas une pression des voies aériennes de 20 cmH2O pendant la manœuvre de Valsalva étaient exclus. Commentaires : Il s’agit d’une nouvelle étude qui s’intéresse à la réponse au remplissage vasculaire chez les patients en ventilation spontanée (1). Il n’est plus question d’interaction cœur-poumons ni d’une étude testant d’autres indices prédictifs de réponse au remplissage (2,3) mais de remettre à l’ordre du jour une technique ancienne utilisée dans le domaine de la cardiologie pour l’évaluation clinique des patients porteurs d’une insuffisance cardiaque congestive (4). La manœuvre de Valsalva permet de s’affranchir des problèmes rencontrés pour l’évaluation de la réponse au remplissage lors de la ventilation mécanique comme le volume courant, la variabilité respiratoire ou la pause télé-expiratoire (5). Elle pose toujours le problème de la nécessité d’un rythme cardiaque régulier. Dans ce dernier contexte, le lever de jambes passif est une très bonne alternative (6). La population incluse dans cette étude est essentiellement chirurgicale (90 %) avec seulement 7 % de patients en sepsis sévère ou choc septique. Les paramètres hémodynamiques de base sont plutôt satisfaisants avec notamment une PAM > 80 mmHg et une Fc < 90 mmHg faisant suspecter que l’indication du remplissage n’était probablement pas très pertinente !!! L’extrapolation semble donc difficile à nos patients de réanimation même si l’hypothèse physiopathologique est très séduisante. Les auteurs démontrent également le faible intérêt de la mesure du débit cardiaque en terme de performance diagnostique lors de la manœuvre de Valsalva et donc peut être du système Vigileo. Points forts : Nouvelle technique pour prédire une réponse au remplissage chez le patient en ventilation spontanée. Points faibles : Patients très sélectionnés, chirurgicaux, de gravité faible. Implications et conclusions : Une variation > 50 % de la pression artérielle pulsée lors de la manœuvre de Valsalva chez les patients en ventilation spontanée pourrait permettre de prédire la réponse au remplissage.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 29/04/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Maël Hamet |
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Liens utilesCurr Opin Crit Care 2008;14:334-339 2 : Soubrier S et al Intensive Care Med 2007;33:1117-1124 3 : Bendjelid K et al Intensive Care Med 2003;29:352-360 4 : Zema MJ et al Am J Med 1983;75:241-248 5 : Monnet X et al Crit Care Med 2009;37:951-6 6 : Monnet X et al Intensive Care Med 2008;34:659-663 |
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Doig GS et al
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Question évaluée :
Evaluer l’impact de recommandations de nutrition entérale sur la mortalité en réanimation. Type d'étude : Prospective, avec tirage au sort, multicentrique incluant 27 réanimations australiennes et néo-zélandaises Population étudiée : 1118 patients ayant séjourné au moins 2 jours en réanimation entre Novembre 2003 et Mai 2004 étaient inclus. Les critères d’exclusion étaient une alimentation orale possible dans les 24 heures, les patients en soins palliatifs, moribonds ou en mort cérébrale. Commentaires : Cette étude très bien construite ne parvient pas à démontrer sur une large échelle l’impact de mesures standardisées d’alimentation entérale sur des critères « durs » tels que la mortalité en réanimation et hospitalière. Plusieurs études avaient auparavant suggéré une diminution de morbi-mortalité liée à une alimentation bien conduite en réanimation (1-3). Même si certains peuvent encore en douter (4), il ne semble pas raisonnable de remettre en question le bien fondé d’alimenter les patients de réanimation. L’explication principal à l’échec de cette stratégie sur ces critères « durs » est sans doute la faible différence d'apport calorique, le gain de seulement 15 h entre l’entrée en réanimation et l’instauration de l’alimentation entre les deux groupes (1,37 contre 0,75 jours) et une différence de durée d'alimentation trop faible (environ une journée). Par ailleurs, on peut remarquer plusieurs biais parmi les différentes recommandations proposées: aucune recommandation n’était de grade A ; l’intolérance digestive était définie (entre autre) par un volume résiduel gastrique > à 200ml alors qu’aucune étude n’a actuellement démontré le seuil idéal de ce paramètre. Bien que beaucoup de moyens aient été mis en place pour l’information et la bonne implantation des recommandations, leur respect « per-protocole » n’a pas été évalué. L’apport énergétique était mesuré en calories administrées et non en calories absorbées alors que les causes de mauvaises tolérance et de malabsorption sont nombreuses chez les patients de réanimation (vomissements, non ré-injection des volumes résiduels gastriques, ischémie muqueuse). Points forts : Etude multicentrique de large effectif, critères de qualité d’implantation des recommandations Points faibles : Nombre de patients prévu non atteint pour la puissance désirée, durée d’observation courte, respect des recommandation non évaluée Implications et conclusions : La standardisation des pratiques semblent avoir quelques limites, preuve, sans doute, que la médecine et le soin ne sont pas de sciences exactes. Malgré les quelques limites de cette étude, on ne peut remettre en cause l’intérêt de la nutrition artificielle en réanimation. Il faut probablement affiner les besoins énergétiques et les modes d’administration de cette nutrition pour espérer améliorer le pronostic des patients. L’impact de la qualité de la nutrition à court terme sur un critère aussi dur que la mortalité semble cependant difficile à envisager en réanimation
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Commenté par le Dr GAETAN PLANTEFEVE le 16/04/2009(gaetan.plantefeve@ch.argenteuil.fr) |
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Liens utilesJPEN J Parenter Enteral Nutr. 2003 Sep-Oct;27(5):355-73 2 : Heyland DK et al. Crit Care Clin. 1998 Jul;14(3):423-40 3 : Martin CM et al CMAJ.2004;170 (2):197-204 4 : Finucane TE JAMA. 2009 April; 301 (15): 1543 (letter) |
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Dondorp A et al
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Question évaluée :
L’artésunate IV est-il plus efficace que la quinine IV pour réduire la mortalité des patients atteints d’un paludisme grave ? Type d'étude : Essai thérapeutique, randomisé, multicentrique en ouvert avec analyse en intention de traiter Population étudiée : Les patients ont été inclus dans 4 pays : Bangladesh, Inde, Indonésie, Myanmar et randomisés dès la confirmation diagnostique de paludisme. Parmi les 4 098 patients éligibles, 1 461 patients atteints de paludisme grave confirmé ont été randomisés avec 509 patients dans le bras artésunate et 541 dans le bras quinine. Méthode : Dans le bras arténusate IV, le patient recevait à l’admission une dose de 2,4 mg/kg, répétée à H12 et H24 puis une fois/jour avec relais oral dès que possible à la dose de 2 mg/kg/j pour une durée totale de 7 j. Dans le bras quinine IV, le patient recevait une dose de charge de 20 mg/kg puis 10 mg/kg/8 heures avec relais oral à la même dose pour une durée de 7 jours. Commentaires : C'est la première grande étude qui montre une supériorité d'un dérivé de l'artémisinine (artésunate) sur la quinine dans le traitement curatif du paludisme grave. Les précédentes études avaient montré une équivalence entre l'artéméther (un autre dérivé) et la quinine tant chez l'adulte [1] que chez l'enfant [2]. L'étude actuelle serait positive car les propriétés pharmacocinétiques de l'artésunate sont supérieures à celles de l'artéméther. La principale critique réside dans la grande hétérogénéité des patients inclus (enfants : 14 %, formes graves : 72 %) et des performances des centres selon les pays (mortalité variant du simple au triple). En revanche cette étude ne permet pas de conclure à la supériorité de l'artésunate dans le paludisme d'importation, c'est à dire le paludisme grave que nous prenons en charge dans nos unités. En effet, une étude française récente, colligeant 93 cas de paludisme d'importation pris en charge en réanimation et traités par quinine IV, retrouvait une mortalité de 11 % [3], inférieure à la mortalité décrite par les auteurs sous artésunate. Enfin, les dérivés de l'artémisinine n'ont pas obtenu jusqu'ici l'AMM en Europe et aux USA, ce qui sera sûrement à réévaluer à la lumière de cette étude. Points forts : Nombre de patients inclus Points faibles : Hétérogénéité des patients en terme de gravité et de prise en charge dans les différents pays. Implications et conclusions : Ces résultats montrent de manière convaincante que l'artésunate est supérieur à la quinine dans le traitement du paludisme grave de l'adulte survenant dans les pays (d'endémie palustre) ou l'étude a été réalisée. L'étude ne permet pas de conclure à la supériorité chez l'enfant (effectif réduit).
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Commenté par le Dr Fabrice BRUNEEL le 16/03/2006(fbruneel@ch-versailles.fr) |
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Partenaires : Dr Bédos JP |
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Liens utilesN Engl J Med 1996;335:76-83. 2 : Boele van Hensbroek M et al N Engl J Med 1996;335:69-75. 3 : Bruneel F et al Am J Respir Crit Care Med 2003;167:684-9. |
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Article
VA/NIH Acute Renal Failure Trial Network (Palevsky PM et al)
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Question évaluée :
Impact de la dose de dialyse sur la mortalité des patients de réanimation. Type d'étude : Etude prospective contrôlée, multicentrique avec tirage au sort Population étudiée : Patients avec une insuffisance rénale aiguë et au moins une défaillance d’organe extra-rénale ou un sepsis. Commentaires : Cette étude est présente de bons critères de qualité : groupe contrôle tirage au sort, nombre de patient inclus important (560 patients par bras de traitement). Elle ne permet pas de démontrer la supériorité de l’épuration « intensive » malgré une puissance statistique de 90% pour démontrer une différence de mortalité de 10% . Une limite assez importante est cependant à prendre en compte afin de ne pas sur-interpréter les résultats. Le bras standard comporte des modalités de dialyse déjà très agressive par rapport aux pratiques usuelles. Ainsi dans le groupe standard et en dialyse intermittente les patients recevaient 3 dialyses avec Kt/V de 1,3 soit une dose de dialyse supérieure de 50% à celle du bras contrôle de l’étude de Schiffl [1]. De même dans le sous-groupe de patients traités par méthode continue, il faut noter que la méthode utilisée était l’hémodiafiltration et non l’hémofiltration [2]. Ainsi, aux vues de la littérature, cette étude compare une stratégie d’intensification des doses dialyse (dite bras standard) à une stratégie encore plus intensive (dite bras intensif). Elle suugère qu’une intensification supplémentaire des doses de dialyse n’est pas nécessaire. Elle ne permet cependant pas de remettre en question l’hypothèse soulevée par les études précédentes selon laquelle une dose de dialyse insuffisante est associée à une surmortalité [1,2]. Points forts : Etude multicentrique ayant une forte puissance statistique. Points faibles : La dose de dialyse dans le bras « standard » peut déjà être considérée comme intensive. Implications et conclusions : Bien que rigoureuse, les implications cliniques de cette étude sont faibles. En effet cette étude ne permet pas de confirmer le bénéfice d’une intensification des doses de dialyses, ni d’approcher la dose de dialyse optimale dans le traitement de l’insuffisance rénale aiguë.
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Commenté par le Dr LAURENT CAMOUS le 13/04/2009(michael.darmon@sls.aphp.fr) |
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Partenaires : Dr Michaël Darmon, Réanimation Médicale, Hôpital Saint Louis, Paris |
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Liens utilesN Engl J Med. 2002 Jan 31;346(5):305-10 2 : Ronco C et al Lancet. 2000 Jul 1;356(9223):26-30 |
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Article
Kelly AM et al
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Question évaluée :
Évaluation de la prise en charge des pneumothorax spontanés primitifs aux Urgences. Type d'étude : Étude rétrospective (analyse de dossiers) intéressant les services d'urgence de deux centres hospitalo-universitaire australiens. Population étudiée : Les patients pris en charge aux urgences du 1er janvier 1996 au 31 décembre 2005 pour un pneumothorax spontané primitif (PSP), inaugural ou récidivant, ont été inclus, quelle que soit l'option thérapeutique retenue : abstention et surveillance ambulatoire, exsufflation ou drainage thoracique. Les patients présentant un pneumothorax traumatique ou secondaire à une pathologie pulmonaire documentée étaient exclus.
Commentaires : Ces données suggèrent que l'observation seule peut constituer une attitude efficace et relativement sûre pour la prise en charge d'une proportion importante de patients présentant un PSP. A contrario, il n'est pas surprenant que plus le PSP est important, plus le drainage est effectué. Et il n'est pas étonnant que le succès de l'attitude « attentiste » soit observé dans le groupe où il y le moins de PSPi. Les auteurs soulignent la part subjective inévitable dans la décision thérapeutique, la grande variabilité des recommandations internationales pour la prise en charge des PSP et l'absence d'études cliniques prospectives abordant la question de l'abstention-observation au service des Urgences [1]. Ils proposent une étude prospective avec notamment un bras abstention-observation permettant de comparer les différentes approches de gestion d'un PSP. Points forts : Résultats intéressants sur l'évolution des PSP en fonction de l'option de prise en charge retenue Points faibles : Rétrospectif, période longue pendant laquelle la publication de recommandations a pu influencer les pratiques [2,3]. Implications et conclusions : La simple observation peut être une stratégie de prise en charge aux urgences des patients présentant un PSP. Il manque cependant des critères prédictifs d’efficacité de cette approche en particulier sur le volume du pneumothorax. Cette attitude d’observation seule nécessite une procédure précisant la stratégie établie, l'absence de critères cliniques de sévérité et la vérification du contexte extra hospitalier favorable. Les répercussions médico-économiques semblent non négligeables. Des études prospectives comparatives sont nécessaires entre les différentes attitudes de traitement. NB: Le Dr N. Peschanski est membre de la commission de Médecine d'Urgence de la SRLF
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Commenté par le Dr Nicolas PESCHANSKI le 02/04/2009(peschanskisrlf@gmail.com) |
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Partenaires : J.P. Rigaud, Réanimation Polyvalente, Dieppe |
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Liens utilesAm J Respir Crit Care Med 2002; 165:1240–1244 2 : Henry M, Arnold T, Harvey J, et al Thorax 2003; 58(suppl):ii 39-52 3 : Baumann MH, Strange C, Heffner JE, et al Chest 2001; 119: 590-602 |
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Article
P. Charunwatthana, et al.
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Question évaluée :
La N-acétylcystéine est elle un traitement adjuvant efficace au cours du paludisme grave ? Type d'étude : Essai bicentrique, randomisé, en double aveugle, contre placebo Population étudiée : Cent huit adultes atteints de paludisme grave ont été traités par artésunate IV et les mesures de réanimation disponibles sur les 2 sites (85 patients au Bangladesh et 23 en Thailande). Commentaires : La mortalité du paludisme grave est supérieure à un million de décès par an dans le monde. En association au traitement classique, aucun traitement adjuvant (de l’exsanguino-transfusion aux anticorps anti-TNF, en passant par les corticoïdes ou les chélateurs du fer) n’a pu faire jusqu’ici la preuve clinique de son efficacité (1). Points forts : Logique de la démarche. Dessin de l’étude. Equipes expérimentées. Points faibles : Mortalité inhabituellement élevée dans le centre ayant inclus 79% des patients (plateau technique limité). Groupe NAC significativement plus grave. Implications et conclusions : Dans le contexte de soin (Bangladesh et Thaïlande) où cette étude a été réalisée, la NAC IV n’a pas d’efficacité au cours du paludisme grave de l’adulte traité par artésunate IV. D’autres traitements adjuvants prometteurs, notamment des « neuroprotecteurs » comme l’érythropoïétine (3) ou la citicoline (4), sont en cours d’évaluation lors du paludisme grave.
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Commenté par le Dr Fabrice BRUNEEL le 23/03/2009(fbruneel@ch-versailles.fr) |
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Liens utilesMed Mal Infect 2008; 38:68-117 2 : Watt G et al Q J Med 2002; 95:285-90 3 : Kaiser K et al J Infect Dis 2006; 193:987-95 4 : Secades JJ et al Methods Find Exp Clin Pharmacol 2006; 28:S1-S56 |
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Article
Monnet X
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Question évaluée :
L’occlusion télé-expiratoire permet-elle de prédire la réponse au remplissage vasculaire chez les patients en insuffisance circulatoire aiguë sous ventilation mécanique y compris avec un rythme cardiaque irrégulier ou une ventilation spontanée ? Type d'étude : Etude observationnelle, prospective, monocentrique Population étudiée : Au total, 34 patients présentant une insuffisance circulatoire aiguë sous ventilation mécanique et nécessitant un remplissage vasculaire ont été inclus dans l’étude. Parmi ces 34 patients, 11 présentaient une arythmie cardiaque et 23 une ventilation spontanée (suffisamment faible pour ne pas interrompre une pause télé-expiratoire). Aucun des patients ne présentaient en même temps une arythmie cardiaque et une ventilation spontanée. Commentaires : La réponse au remplissage vasculaire par des indices dynamiques basés sur l’interaction cœur-poumons lors de la ventilation mécanique est maintenant bien démontrée (1). Cependant, la variabilité respiratoire des signaux hémodynamiques n’est pas valable en cas d’arythmie ou d’activité respiratoire spontanée (2, 3), comme cela est d’ailleurs confirmé dans l’étude de Monnet et Coll. Dans ces cas, le test de lever de jambes passif (LJP) qui permet un « self fluid challenge » vers le compartiment intra-thoracique permet une prédiction facile et fiable de la réponse à l’expansion volémique (4, 5), mais ses effets doivent être jugés sur une mesure du débit cardiaque et non sur la seule pression artérielle. Ceci pourrait s’expliquer par une variation de la compliance artérielle pendant cette manœuvre de LJP liée aux changements posturaux.
Points forts : Hypothèse physiopathologique très intéressante/technique simple/équipe très entrainée Points faibles : Faible effectif/ nombre de patients exclus (n=10) en raison de difficultés à maintenir une occlusion télé-expiratoire de 15 s. Implications et conclusions : Une augmentation du débit cardiaque ou de la pression artérielle pulsée ≥ 5% pendant une occlusion télé-expiratoire chez des patients présentant une insuffisance circulatoire aiguë sous ventilation mécanique permet de prédire la réponse au remplissage vasculaire.
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 26/02/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Fabien Garnier/Dr Xavier Monnet |
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Liens utilesIntensive Care Med 2003;29:352-360 2 : Soubrier S Intensive Care Med 2007;33:1117-1124 3 : Teboul JL Curr Opin Crit Care 2008;14:334-339 4 : Monnet X Crit Care Med 2006;34:1402-1407 5 : Monnet X. Intensive Care Med 2008;34:659-663 |
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Article
Rosenberg JB
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Question évaluée :
Quelle prévention des atteintes cornéennes proposer aux patients de réanimation ? Type d'étude : Méta analyse de 3 études randomisées. Population étudiée : Au total, 294 patients hospitalisés en réanimation, ventilés et sédatés ont été inclus [1-3]. Les patients intubés pour une courte durée, les grands brûlés ainsi que ceux ayant une pathologie oculaire préalable étaient exclus. Commentaires : Les atteintes cornéennes sont sous estimées ou non diagnostiquées en réanimation (20 à 42% des patients ventilés et sédatés ont une atteinte cornéenne [4-6]). Certaines d’entre elles peuvent avoir des conséquences fonctionnelles sévères. Cependant, peu d'études concernant la population des patients de réanimation ont été réalisées (6 entre 1966 et 2006). Même s’il semble exister un bénéfice en faveur du maintien d’une atmosphère humide par rapport aux instillations de collyres, les protocoles utilisés dans les 3 études analysées n’étaient pas standardisés et la compliance des soignants à ces protocoles n’a pas été évaluée. Néanmoins, cette analyse a le mérite de montrer que la dispensation de soins oculaires, quels qu’ils soient, permet de diminuer fortement l’incidence des atteintes cornéennes chez les patients de réanimation. Mais elle montre également que, malgré des soins estimés adaptés, ces atteintes restent encore fréquentes.
Points forts : Sensibilisation aux soins oculaires chez les patients de réanimation. Nombre de patients inclus. Points faibles : Ce travail ne repose que sur 3 essais randomisés sans standardisation des protocoles de soin (limites de la méta analyse) Implications et conclusions : Bien qu’il n‘existe, à ce jour, aucune recommandation à propos des soins oculaires en réanimation, ce travail rappelle leur importance et leur nécessité pour préserver l’avenir fonctionnel de nos patients. Il reste néanmoins à préciser, par des études randomisées et multicentriques, les soins les plus adaptés ainsi que leurs modalités en fonction de la profondeur de la sédation et/ou du niveau d’éveil des patients.
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Commenté par le Dr Emmanuelle GOURDIN le 24/02/2009(emmanuelle.gourdin@neuf.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe RIGAUD, Réanimation Polyvalente, Dieppe |
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Liens utilesAm J Crit Care 1995; 4:425-428 2 : Koroloff N et al. Intensive care Med 2004; 6: 1122-1126 3 : Sivasankar S et al. Indian J Crit Care Med 2006; 10: 162-166 4 : Hernandez EV et al. Am J Ophtalmol 1997; 2: 212-216 5 : Imanaka H et al. Anesth Analg 1997 ; 85: 343-346 6 : Mercieca F et al. Eye 1999 ; 13: 231-236 |
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CERC
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Article
Myburgh JA
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Question évaluée :
Y a t-il une différence entre la Noradrénaline et l’Adrénaline pour atteindre un objectif cible de pression artérielle moyenne (PAM) dans les états de choc ? Type d'étude : Etude prospective, randomisée, multicentrique (Australienne), en double aveugle avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : Les patients nécessitant la perfusion de Noradrénaline ou d’Adrénaline quelque soit la cause du choc étaient éligibles pour la randomisation. Les critères d’exclusion étaient les suivants : arrêt cardiaque, choc anaphylactique, phéochromocytome ou hypoadrénalisme, prise de traitement avec inhibiteur de la monoamine oxydase et décès dans les 24 heures de la randomisation. Commentaires : Il s’agit de la 2ème grande étude randomisée et récente concernant la comparaison de l’Adrénaline et de Points forts : Le courage des auteurs pour cette thématique Points faibles : Hétérogénéité des patients inclus dans l’étude. Temps pris pour obtenir l’objectif de PAM prescrit. Le nombre de patients avec arrêt de traitement pour effets secondaires. Implications et conclusions : Cette étude n’apporte rien en terme de comparaison entre l’Adrénaline et
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Commenté par le Dr Jean-Pierre QUENOT le 05/02/2009(jean-pierre.quenot@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Laure Hermite Ghiringhelli |
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Liens utilesLancet 2007:370:676-84 2 : Mullner M Cochrane Database Syst Rev 2004:CD003709 3 : Levy B Lancet 2005;365:871-5 |
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CERC
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Article
Pirracchio R, Deye N, Lukaszewicz AC et al
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Question évaluée :
Etude d’une des voies de clairance du BNP au cours du choc septique et intérêt du BNP comme facteur prédictif de réponse au remplissage Type d'étude : Prospective observationnelle monocentrique Population étudiée : 19 patients en choc septique et 4 patients en sepsis sévère admis en réanimation sont inclus. Le dosage de l’activité de l’endopeptidase neutre (NEP) 24.11 est réalisé pour 12 des 19 patients en choc septique, les 4 patients en sepsis sévère, et comparés à un groupe « contrôle » de 5 patients en choc cardiogénique. Commentaires : Le BNP, excellent marqueur biologique en cardiologie reste controversé en réanimation (1,2) notamment pour détecter une dysfonction cardiaque d’origine septique. Sa valeur diagnostique et pronostique est médiocre et variable selon les études (1-4). Dans ce travail original, les auteurs apportent une explication à l’élévation du taux de BNP en cas de sepsis. Celle-ci concerne l’altération du mécanisme de clairance du BNP. Deux voies de clairance du BNP sont connues, la première utilise les endopeptidases neutres (NEP), voie de clairance évaluable au lit du malade et étudiée ici, une seconde via le récepteur aux peptides natriurétiques de type C non évaluable facilement en recherche humaine. Cette étude rapporte une élévation significative du taux basal de BNP chez les patients en choc septique en comparaison d’une part à des patients en sepsis sévère et d’autre part à des patients en état de choc cardiogénique. Une des hypothèses, issue des études expérimentales sur l’animal suggère que les cytokines pro inflammatoires induisent la synthèse de BNP (5,6). Pour la première fois in vivo est démontré un défaut d’élimination du BNP par une diminution significative de l’activité plasmatique de NEP 24.11. Ce phénomène indépendant de la performance myocardique et des conditions de charge, constitue un facteur confondant lorsque l’on veut établir un lien entre taux de BNP et fonction myocardique au cours du choc septique. Ces deux mécanismes, surproduction et défaut d’élimination, pourraient expliquer en partie le manque de discrimination par ce marqueur des dysfonctions cardiaques d’origine septique mais aussi pourquoi le BNP n’est pas un bon marqueur prédictif de la réponse au remplissage. Les patients ayant un taux très élevé peuvent rester dans une zone de précharge dépendance Points forts : Originalité de l’approche physiopathologique Points faibles : Effectif faible, données recueillies sur 12 des 19 patients en choc septique. Peu de données sur les paramètres hémodynamiques des patients inclus. Evaluation d’une seule des voies de clairance. Implications et conclusions : Dans le choc septique : 1) un BNP élevé n’est pas synonyme de précharge indépendance 2) Il existe une altération de la voie de clairance du BNP par NEP 24.11 pouvant participer à l’élévation du taux sérique de BNP. Il convient donc d’être prudent quant à l’interprétation du BNP chez le patient septique. Ces données méritent d’être confirmées sur une population plus importante.
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Commenté par le Dr XAVIER VALETTE le 05/02/2009(xavier.valette@...fr) |
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Partenaires : Dr N. Terzi, Réanimation Médicale, CHU Caen |
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Liens utilesCrit Care Med 2004;32:1643-7 2 : Rudiger A Crit Care Med 2006;34:2140-4 3 : McLean AS Crit Care Med 2007;35:1019-26 4 : Post F Crit Care Med 2008;36:3030-7 5 : Tomaru K J Mol Cell Cardiol 2002;34:649-59 6 : Ma K J Mol Cell Cardiol 2004;36:505-13 |
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Article
Pirracchio R, Deye N, Lukaszewicz AC et al
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Question évaluée :
Etude d’une des voies de clairance du BNP au cours du choc septique et intérêt du BNP comme facteur prédictif de réponse au remplissage. Type d'étude : Prospective observationnelle monocentrique Population étudiée :19 patients en choc septique et 4 patients en sepsis sévère admis en réanimation sont inclus. Le dosage de l’activité de l’endopeptidase neutre (NEP) 24.11 est réalisé pour 12 des 19 patients en choc septique, les 4 patients en sepsis sévère, et comparés à un groupe « contrôle » de 5 patients en choc cardiogénique.
Commentaires : Le BNP, excellent marqueur biologique en cardiologie reste controversé en réanimation (1,2) notamment pour détecter une dysfonction cardiaque d’origine septique. Sa valeur diagnostique et pronostique est médiocre et variable selon les études (1-4). Dans ce travail original, les auteurs apportent une explication à l’élévation du taux de BNP en cas de sepsis. Celle-ci concerne l’altération du mécanisme de clairance du BNP. Deux voies de clairance du BNP sont connues, la première utilise les endopeptidases neutres (NEP), voie de clairance évaluable au lit du malade et étudiée ici, une seconde via le récepteur aux peptides natriurétiques de type C non évaluable facilement en recherche humaine. Cette étude rapporte une élévation significative du taux basal de BNP chez les patients en choc septique en comparaison d’une part à des patients en sepsis sévère et d’autre part à des patients en état de choc cardiogénique. Une des hypothèses, issue des études expérimentales sur l’animal suggère que les cytokines pro inflammatoires induisent la synthèse de BNP (5,6). Pour la première fois in vivo est démontré un défaut d’élimination du BNP par une diminution significative de l’activité plasmatique de NEP 24.11. Ce phénomène indépendant de la performance myocardique et des conditions de charge, constitue un facteur confondant lorsque l’on veut établir un lien entre taux de BNP et fonction myocardique au cours du choc septique. Ces deux mécanismes, surproduction et défaut d’élimination, pourraient expliquer en partie le manque de discrimination par ce marqueur des dysfonctions cardiaques d’origine septique mais aussi pourquoi le BNP n’est pas un bon marqueur prédictif de la réponse au remplissage. Les patients ayant un taux très élevé peuvent rester dans une zone de précharge dépendance. Points forts : Originalité de l’approche physiopathologique Points faibles : Effectif faible, données recueillies sur 12 des 19 patients en choc septique. Peu de données sur les paramètres hémodynamiques des patients inclus. Evaluation d’une seule des voies de clairance Implications et conclusions : null
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Commenté par le Dr XAVIER VALETTE le 04/02/2009(xavier.valette@...fr) |
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Partenaires : Dr N. Terzi, Réanimation Médicale, CHU Caen |
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Liens utilesCrit Care Med 2004;32:1643-7 2 : Rudiger A Crit Care Med 2006;34:2140-4 3 : McLean AS Crit Care Med 2007;35:1019-26 4 : Post F Crit Care Med 2008;36:3030-7 5 : Tomaru K J Mol Cell Cardiol 2002;34:649-59 6 : Ma K J Mol Cell Cardiol 2004;36:505-13 |
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CERC
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Article
Voir Fiche Réactu 121, Rose L
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Question évaluée :
Evaluation de l'efficacité du système automatisé de sevrage Smart Care (Dräger Medical, Lubeck, Germany) versus une procédure usuelle en terme de sevrage de la ventilation mécanique. (Article déjà commenté, fiche Réactu n°121) Type d'étude : Etude randomisée contrôlée, monocentrique Population étudiée : 1 an. 1 centre. 988 patients évalués. 102 patients ventilés plus de 24 heures ont été randomisés. 792 patients étaient exclus en raison d'une durée de VM < 24 heures. Commentaires : L'absence de calcul d'effectif pose problème en raison de la population étudiée qui comporte essentiellement des patients post-opératoires et dont la durée moyenne de ventilation est très courte. On relève une très grande majorité de patients exclus en raison d'une durée de ventilation mécanique inférieure à 24 heures, et des durées médianes de ventilation et de sevrage inférieures à celles observées dans l'étude princeps évaluant le Smart Care [1]. L'ensemble de ces éléments laisse à penser que ces patients ne constituent à priori pas une population de patients difficiles à sevrer. Les points les plus importants à relever sont le grand nombre d'infirmières dans cette unité, ainsi que leur modalité de fonctionnement, incomparables avec la situation observée le plus souvent en France. Il a été suggéré il y a déjà bien longtemps que l'amélioration du ratio infirmière/patient permet un meilleur taux de sevrage de la ventilation mécanique [2]. De même il a été montré qu'un protocole de sevrage n'apportait pas le bénéfice escompté dès lors que l'équipe infirmière et médicale était richement dotée [3]. Points forts : Etude prospective Points faibles : L'organisation singulière au sein de ce service ne permet pas une comparaison facile avec nos unités. La population étudiée est très différente de celles dans lesquelles le smart care a prouvé son efficacité. Implications et conclusions : Cette étude indique que le sevrage automatisé Smart Care ne permet pas une séparation plus rapide du ventilateur qu'une équipe sensibilisée, formée, avec un nurse ratio de 1/1 et une densité médicale importante. Rapportée aux modalités organisationnelles rencontrées le plus souvent dans notre pays (moindre ratio infirmière/patient), les résultats de ce travail suggèrent que l'usage de cette modalité de sevrage automatisé pourrait permettre de compenser un effectif moins "riche". Malgré des limites méthodologiques importantes qui empêchent la généralisation ce ces résultats, cette étude soulève donc un point clef concernant le rôle joué par la densité de personnel dans le succès du sevrage. | |