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Article
Vinclair M.
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Question évaluée :
Evaluer l’incidence et la durée de l’inhibition surrénalienne après une injection d’etomidate chez les patients de réanimation ? Type d'étude : Etude de cohorte, prospective, monocentrique et observationnelle réalisée dans 3 services de réanimation adulte d’un centre hospitalier universitaire. Population étudiée : Patients intubés pour détresse vitale, en extrahospitalier ou aux urgences, après induction en séquence rapide par etomidate et suxaméthonium (H0) puis transférés en réanimation. Les patients admis en réanimation au-delà de H12 après l’induction ou en choc septique ainsi que ceux présentant des antécédents ou des traitements influençant l’axe surrénalien sont exclus. Méthode : L’axe surrénalien est étudié par le dosage plasmatique du cortisol basal (T0) et 60 minutes (T 60) après l’administration de 250 μg de 1-24 ACTH (Synacthène®), ainsi que par les taux plasmatiques à T0 et T60 du 11β-desoxycortisol. L’injection de Synacthène® et ces prélèvements sont réalisés à H12 et répétés à H24, H48 et H72. Une insuffisance surrénalienne est définie par l’absence de réponse au test au Synacthène® (élévation du cortisol entre T0 et T60 < 250 nmol/l ou 9 µg/dl) associée à une accumulation de 11β-desoxycortisol (taux > 8 nmol/l). La définition de ce « taux seuil d’accumulation » de 11β-desoxycortisol découle de l’analyse préliminaire d’un groupe pilote de 10 patients soumis aux mêmes critères d’inclusion que ceux de l’étude, mais ayant reçu du propofol ou du midazolam pour l’induction et pour lesquels le taux maximal de 11β-desoxycortisol observé était de 8 nmol/l. Commentaires : Cette étude confirme l’effet dépresseur spécifique de l’etomidate sur l’axe surrénalien liée à son action inhibitrice spécifique sur la 11β-hydroxylase, enzyme qui permet la transformation du 11β-desoxycortisol en cortisol. Cet effet est majeur à H12 et réversible à H48. Points forts : Approche très physiologique avec une méthodologie rigoureuse permettant de préciser le diagnostic d’insuffisance surrénalienne après une injection d’etomidate en ne se limitant pas au seul test au Synacthene®. Points faibles : Bien que cela ne soit l’objectif de l’étude, on peut regretter l’absence de données relatives à l’évolution des patients insuffisants surrénaliens et ceux qui ne le sont pas. Implications et conclusions : L’injection unique d’etomidate entraîne une dépression précoce de l’axe surrénalien chez 80% des patients de réanimation mais celle-ci est réversible quasi complètement en 48 heures.
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Commenté par le Dr Nicolas Devos le 16/07/2008(ndevos@ch-dieppe.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Philippe Rigaud |
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Liens utilesConférence d’actualisation 2003 |
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Article
De Oliveira CF
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Question évaluée :
Evaluer l’intérêt pronostic chez l’enfant en sepsis sévère ou en choc septique d’une réanimation précoce basée sur un objectif de SvcO2 > 70% ? Type d'étude : Etude randomisée, contrôlée, multicentrique (Brésil) avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : 102 enfants âgés en moyenne de 4,5 ans (de 1 mois à 19 ans), admis aux urgences ou en réanimation pédiatrique et répondant pour plus de 90% à la définition du choc septique. Les enfants âgées de < 1 mois ou > 19 ans, ceux présentant une cardiopathie non opérée ou ayant un sepsis grave depuis plus de 6 h étaient exclus de l’étude.
Le groupe SvcO2 a développé moins de défaillances rénales et neurologiques. En analyse multivariée, la prise en charge précoce basée sur un objectif de SvcO2 > 70% était associé à une diminution de la mortalité alors que le score PRISM et la défaillance rénale étaient indépendamment associé à une augmentation de la mortalité à J 28. Commentaires : La mesure de Points forts : Méthodologie rigoureuse Points faibles : Validité externe notamment en France. Implications et conclusions : La mesure systématique de
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Commenté par le Dr Jean-Michel LIET le 27/06/2008(jeanmichel.liet@chu-nantes.fr) |
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Partenaires : Dr G. Emeriau |
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Liens utilesCrit Care Med 2002;30:1365-1378 2 : Han YY Pediatrics 2003;112:793-9. 3 : Rivers E N Engl J Med 2001;345:1368-77 4 : Kneyber MC. Intensive Care Med 2007;33:1414-22 |
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CERC
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Article
Sud S
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Question évaluée :
Le positionnement en décubitus ventral des patients intubés en insuffisance respiratoire aigue hypoxémique a-t-il un impact pronostique ? Type d'étude : Méta-analyse de 13 essais randomisés. Population étudiée : Adultes ou enfants intubés pour une insuffisance respiratoire aigue hypoxémique définie par un rapport PaO2/FIO2 £ 300. Commentaires : Cette méta-analyse ne montre pas de bénéfice du positionnement en décubitus ventral sur la survie des patients en insuffisance respiratoire aigue hypoxémique. Il existe par contre une grande variabilité entre ces essais, tant dans la typologie de l’insuffisance respiratoire aigue que dans la durée des postures en DV ou les modalités de la ventilation mécanique. Toutefois le test d’hétérogénéité n’est pas significatif. De plus, les analyses en sous-groupes ne montrent pas de bénéfice pronostique du DV dans une population cible, même si les auteurs ont poolé les données des patients en SDRA et en Acute Lung Injury. C’est pourtant sur la population de patients en SDRA que se concentrent les attentes actuelles, et qui font l’objet de deux essais randomisés en cours (1). Cette méta-analyse montre une réduction du risque de pneumopathie acquise sous ventilation mécanique, mais l’amplitude de l’effet est modeste : il faut traiter en moyenne 24 patients en DV pour éviter un épisode de pneumopathie. La technique elle-même de positionnement en décubitus ventral ne parait pas être grevée de complications sérieuses, sous réserve d’un apprentissage de la technique. Il est en effet probable que la majorité des équipes qui ont participé à ces essais avaient déjà une bonne expérience de la technique. Quoi qu’il en soit, au vu du gain escompté en oxygénation, la mise en DV reste une technique de « sauvetage » face à une hypoxémie menaçante. Une autre méta-analyse regroupant 5 essais (2) réalisée sur une population plus faible (n=1372 patients) retrouve des résultats similaires en terme de mortalité et de bénéfice sur l’oxygénation avec une réduction de 23% des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique dans le groupe des patients en DV. Points forts : Taille de l’effectif. Points faibles : Absence d’analyse isolant le sous-groupe des patients en SDRA. Implications et conclusions : L’utilisation systématique du décubitus ventral chez les patients intubés en insuffisance respiratoire aigue hypoxémique n’est pas justifiée. Sa place dans la prise en charge des patients en SDRA reste dans l’attente des résultats des essais randomisés en cours.
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Commenté par le Dr Pascal BEURET le 19/06/2008(pascal.beuret@ch-roanne.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Pierre Quenot |
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Liens utiles2 : Abroug F. Intensive care Med (Epub ahead of print) |
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Article
Dr Etchecopar-Chevreuil C
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Question évaluée :
Evaluation de la fonction cardiaque et des modifications structurelles du ventricule gauche (VG) durant la phase précoce du choc septique ? Type d'étude : Etude observationnelle, prospective, monocentrique. Population étudiée : Patient en choc septique sous ventilation mécanique et stable d’un point de vue hémodynamique. Une dysfonction cardiaque pré-existante et l’absence de rythme sinusal étaient les principaux critères d’exclusion. Commentaires : Cette étude descriptive réalisée chez des patients en choc septique suggère qu’une évaluation au lit du malade de la fonction cardiaque et de la compréhension des mécanismes d’insuffisance circulatoire pourrait avoir des implications thérapeutiques (1,2) que ce soit pour la prescription de traitement inotropes, de diurétiques ou simplement la prescription d’une restriction hydrique. Cette étude ne permet pas de dégager de facteurs pronostics contrairement à l’étude d’Heidenreich P. et al. (3) probablement en raison du faible effectif. Ce travail confirme l’altération de la fonction cardiaque systolique et diastolique au cours du choc septique dont les mécanismes physiopathologiques (4) sont liés à plusieurs mécanismes en cours d'évaluation que ce soit par ischémie myocardique en lien avec une dysfonction micro-vasculaire, une augmentation de la consommation d’O2 ou une atteinte directe d’origine inflammatoire (TNF a…) mais dont l’évolution semble se faire vers la réversibilité complète (5,6). Nous attendons avec impatience des études interventionnelles démontrant un intérêt sur le plan pronostic ce qui n’a pour l’instant jamais été clairement démontré avec une quelconque technique à « visée hémodynamique ». Points forts : Rigueur méthodologique dans une équipe entraînée. Points faibles : Etude descriptive. Implications et conclusions : La compréhension des altérations de la fonction cardiaque au cours du choc septique pourraient avoir des implications thérapeutiques qui nécessiteront une évaluation.
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Commenté par le Dr Jean-Luc BAUDEL le 07/06/2008(jean-luc.baudel@sat.aphp.fr) |
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Partenaires : Dr Jean-Pierre Quenot/Dr Sylvain Ladoire |
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Liens utilesIntensive Care Med 1996;22:916-922 2 : Vignon P. Chest 1994;106:1829-1834 3 : Heidenreich P J Am Coll Cardiol 1995;26:152-158 4 : Grocott-Masson RM. Intensive Care Med;1998:24:286-295 5 : Vieillard-Baron A. Am J Respir Crit Care Med;2003:168:1270-1276 6 : Jardin F. Crit Care Med;1990:18:1055-1060 |
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Article
Caille V
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Question évaluée :
L’augmentation de l’index cardiaque lors de la manœuvre de lever de jambes passif est-elle liée uniquement au retour veineux des membres inférieurs ? Type d'étude : Physiopathologique, prospective, monocentrique Population étudiée : Au total, 40 patients en insuffisance circulatoire, intubés-ventilés et profondément sédatés. Commentaires : Le lever de jambes passif (LJP) est une manœuvre posturale susceptible de reproduire transitoirement les effets hémodynamiques d’une expansion volémique par redistribution d’un volume sanguin depuis le secteur veineux périphérique vers le secteur sanguin central. Cette manœuvre a été proposée pour prédire la réponse au remplissage chez les patients ventilés ou respirant spontanément, et présentant une insuffisance circulatoire [2,3]. Si les 2 ventricules du patient sont en situation de précharge dépendance, le LJP s’accompagnera d’une augmentation transitoire du débit cardiaque (par augmentation du volume d’éjection systolique). La prédiction des effets d’une expansion volémique permet alors également d’éviter un remplissage vasculaire inutile et potentiellement dangereux chez les patients en situation de précharge indépendance. Cependant, si les effets hémodynamiques consécutifs au LJP semblent rendre compte de la précharge dépendance, d’autres mécanismes (comme la stimulation douloureuse ou le réveil du patient provoquée par la manœuvre, la mise en jeu du baroreflexe [4] ou du reflexe cardiopulmonaire [5]) seraient susceptibles d’interférer avec l’augmentation de la précharge cardiaque induite par le LJP, rendant ainsi difficile l’interprétation des modifications hémodynamiques constatées. Cette étude hémodynamique et échographique de l’équipe de Boulogne montre que les patients du groupe 1 ne présentent aucune variation de la fréquence cardiaque, malgré une augmentation significative de la pression artérielle secondaire au LJP, puis au remplissage, plaidant pour une désensibilisation du baroréflexe chez ces patients alités, sédatés (comme déjà précédemment décrit dans la littérature). De même, dans cette population particulière, l’effet d’une éventuelle stimulation sympathique pour expliquer une part des modifications hémodynamiques induites par le LJP semble peu probable, puisque les patients du groupe 2, dont Points forts : Equipe référente. Pertinence des indices échographiques recueillis. Points faibles : Patients sédatés sous ventilation mécanique, donc pas de réponse sur le rôle potentiel de la stimulation sympathique, du baroreflexe ou du reflexe cardiopulmonaire sur la réponse hémodynamique au LJP chez les patients éveillés et non ventilés. Implications et conclusions : Il s’agit d’un travail original montrant que chez des patients sédatés, la constatation d’une augmentation de débit cardiaque après manœuvre du LJP est liée uniquement à une augmentation de précharge cardiaque. Le LJP constitue donc pour ces patients une manœuvre simple, facilement réalisable au lit du malade, pour évaluer la précharge dépendance.
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Commenté par le Dr Sylvain Ladoire le 19/04/2008(sylvain.ladoire@chu-dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Sébastien Prin/ Dr Jean-Pierre Quenot |
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Liens utilesIntensive Care Med. 2004;30:1734-9 2 : Boulain T Chest 2002;121:1245-52 3 : Lamia B Intensive Care Med. 2007;33:1125-32 4 : Roddie IC J Physiol. 1957;139:369-76 5 : Barbieri R Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol. 2002;283:R1210-20 6 : Bainbridge FA J Physiol. 1915;50:65-84 |
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CERC
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Article
Besselink MG
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Question évaluée :
L’administration précoce de probiotiques chez les malades hospitalisés pour une pancréatite aigue (PA) sévère diminue t’elle les complications infectieuses ? Type d'étude : Etude multicentrique, randomisée, contrôlée, en double aveugle contre placebo avec analyse en intention de traiter. Population étudiée : 298 patients avec une PA sévère (APACHE II ≥ 8 ou Imrie ≥ 3 ou CRP ≥ 150 mg/L) ont été randomisés. Commentaires : Cette étude à la qualité méthodologique peu critiquable suggère que l’administration de probiotiques chez des malades porteurs d’une PA sévère, non seulement ne réduit pas le risque infectieux, mais en plus augmente la mortalité par défaillance multiviscérale et ischémie mésentérique. Ces résultats vont à l’encontre des études animales (dont certaines avec la même souche de probiotiques) et humaines déjà publiées [1-3]. Cependant, ces dernières étaient réalisées avec de petits effectifs et chez des malades moins sévères. L’explication physiopathologique est loin d’être évidente, les auteurs mettent en avant l’augmentation de la consommation locale d’oxygène due aux probiotiques chez des malades traités par des drogues vasopressives, ainsi qu’une inflammation locale favorisée par de grandes quantités de bactéries probiotiques sur une muqueuse déjà fragilisée. Par ailleurs, le développement de souches probiotiques pathogènes ou d’endotoxines favorisé par l’administration concomitante de nutrition entérale avec les probiotiques doit être évoqué. Points forts : Qualité méthodologique et puissance satisfaisantes Points faibles : Absence d’hypothèses physiopathologiques solides et étayées pour expliquer le résultat surprenant de cette étude. Implications et conclusions : L’administration de probiotiques dans les pancréatites aiguës sévères n’est pas recommandée notamment chez les patients sévèrement agressés. Des études ultérieures devront préciser si le mélange de probiotiques administré dans cette étude était ou non en cause dans l’augmentation observée de la mortalité.
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Commenté par le Pr Xavier Hébuterne le 25/05/2008(jean-pierre.quenot@chu.dijon.fr) |
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Partenaires : Dr Gaetan Plantefève |
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Liens utilesAm J Transplant 2005;5:125-30 2 : Rayes N Ann Surg 2007;246:36-41 3 : Olah A Br J Surg 2002;89:1103-07 |
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Article
Sicot C
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Question évaluée :
Cas reporté du décès d’un enfant à la suite d’une prescription imprécise. Type d'étude : Cas clinique Population étudiée : Enfant de 4 ans, sans antécédents autres que des infections ORL à répétition, en phase post-opératoire d’une intervention d’une durée de 15 minutes pour ablation des amygdales et végétations. Commentaires : Cette histoire dramatique est loin d’être isolée (1). Des situations analogues sont encore rattrapées in extremis. La prescription d’un garde veine sans autre précision (voir la prescription d’un glucosé sans apport sodé comme le G5%) conduit d’autant plus rapidement à l’hyponatrémie que l’organisme qui le reçoit est de faible poids. La natrémie modulant l’hydratation cellulaire, l’hyponatrémie induit un état d’hyperhydratation intracellulaire qui au niveau cérébral conduit à l’œdème cérébral avec encéphalopathie hyponatrémique, au coma et à l’engagement. Points forts : Réflexion sur notre manière de prescrire Points faibles : Absence de procédures écrites/ Absence d'informatisation de la prescription Implications et conclusions : On ne devrait plus voir de prescription pour un enfant n’explicitant pas la nature du soluté à perfuser. Les solutés hypotoniques et en particulier le glucosé sans apport sodé étant à bannir en toutes circonstances. Par ailleurs une perfusion « en débit libre » exposant l’enfant à un risque de surcharge hydrique, un dispositif de contrôle de débit de perfusion est indispensable.
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Commenté par le Dr Jean-Michel LIET le 18/05/2008(jeanmichel.liet@chu-nantes.fr) |
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Partenaires : Mme Bérengère Jarry (IDE) |
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Liens utilesAnn Fr Anesth Reanim. 2000;19:467-73 |
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CERC
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Article
Eddelston M
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Question évaluée :
L’administration en routine de doses répétées de charbon activé peut-elle réduire la mortalité des intoxications par ingestion volontaire ? Type d'étude : Etude randomisée, contrôlée, prospective, multicentrique (Sri-Lanka) Population étudiée : Tout sujet de >15 ans ayant volontairement ingéré un toxique à l’exclusion des produits pétroliers ou caustiques et admis dans les 72 h suivant l’ingestion. Les principaux toxiques ingérés étaient du laurier jaune (36%), un pesticide organophosphoré (28%) ou un pesticide carbamate (23%).
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