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PF
DEQUIN
Inserm EMI-U 00-10
Université François Rabelais,
service de réanimation médicale polyvalente
CHU Bretonneau, 37 044 Tours cedex 1.
& 02 47 47 38 55
fax 02 47 39 65 36
e-mai: dequin@med.univ-tours.fr
ACCES
DIRECT AUX CHAPITRES |
|
AUTRES
TEXTES D'EXPERTS |
| ADULTE |
- A.
Tenaillon, Ph. Aegerter: Epidémiologie
de l'asthme aiguë grave.
- S.
Salmeron, ML. Robin, L. Kettaneh, FX. Blanc: Quelles
sont les modalités d'administration des béta-2
agonistes dans la crise d'asthme aiguë grave
? (Voie d’administration, Posologie, Tolérance,
Durée).
- P.
Plaisance, C. Soleil:
Quelles sont les indications et modalités d'administration
des thérapeutiques adjuvantes et alternatives suivantes
dans la dans crise d'asthme aiguë grave ?
- D.
Perrotin: Quelles sont
les indications et modalités d'administration en première
intention: des gluco-corticoïdes, du bromure d'ipratropiumdans
crise d'asthme aiguë grave ?
- F.
Feihl, MD. Schaller: Ventilation
mécanique des patients intubés pour une crise
d'asthme aiguë grave: modalités pratiques.
- JC.
Chevrolet: Emploi
de mélanges hélium-oxygène et des agents
volatils dans l'asthme aiguë grave.
- JM.
Berthezene: Existe-t-il
de nouveaux critères relatifs au terrain, à
l'anamnèse, aux données cliniques ou paracliniques
qui permettent d'évaluer ou de présager de la
gravité d'une crise d'asthme? Existe-t-il des scores
de gravité ou de suivi évolutif validés
dans la crise d'asthme aiguë grave ?
- F.
Adnet: quelles sont les
indications et les modalités de l'intubation trachéale
dans la crise d'asthme aiguë sévère en
phase pré-hospitalière et à l'hôpitald?
quelles
sont les modalités de la sédation préalable
lorsqu'elle est nécéssaire?
- F.
Abroug, S. Nouira: Quelles
sont les indications et modalités d'administration
en 1ère intention de l'oxygène et de l'adrénaline?
|
ENFANT |
- S.
Leteurtre: Quelles sont
les modalités d'administration des béta-2 mimétiques
dans l'asthme aiguë de l'enfant?
- S.
Laberge:
Existe-t-il de nouveaux critères relatifs au terrain,
à l'anamnèse, aux données cliniques ou
paracliniques qui permettent d'évaluer ou de présager
de la gravité d'une crise d'asthme? Existe-t-il des
scores de gravité ou de suivi évolutif validés
dans la crise d'asthme aiguë grave ?
- A.
Labbe: Modalités
d'administration en première intention de l'oxygénothérapie,
des glucocorticoïdes, du bromure d'ipratropium, de l'adrénaline.
Quelles sont les indications et les modalités d'administration
des thérapeutiques adjuvantes et alternatives dans
la crise d'asthme aiguë grave?
- M.
Fayon, P. Hubert: Quelles
sont les indications et lesmodalités de l'intubation
dans la CAAG (Choix de l'intubation, la technique, le choix
desproduits pour une éventuelle induction ou sédation-analgésie
préalable). Quelles
sont les modalités de la ventilation (VC,
VNI, etc...) et quels sont les produits utilisables pour la
sédation continue de ces patients (sédatifs,
curarisation...) et ses complications (neuromyopathie de réanimation).
Quelle est la place actuelle des halogénés,
de l'héliox ? Modalités de la nébulisation
chez le patient ventilé (texte n°1)
- M.
Fayon, P. Hubert: Quelles
sont les indications et lesmodalités de l'intubation
dans la CAAG (Choix de l'intubation, la technique, le choix
desproduits pour une éventuelle induction ou sédation-analgésie
préalable). Quelles
sont les modalités de la ventilation (VC,
VNI, etc...) et quels sont les produits utilisables pour la
sédation continue de ces patients (sédatifs,
curarisation...) et ses complications (neuromyopathie de réanimation).
Quelle est la place actuelle des halogénés,
de l'héliox ? Modalités de la nébulisation
chez le patient ventilé (texte n°2)
|
Si
l’on gradue de A à C le niveau de pertinence scientifique
des recommandations sur la nébulisation en ventilation mécanique
(VM), seule la nébulisation de bronchodilatateurs en cas de
bronchospasme atteint le grade B (utilité « probable
»), les autres indications ne justifiant que du grade C (utilité
« possible ») (1). Toutefois, les études cliniques
sur lesquelles se fondent ces recommandations ont essentiellement
concernés des patients ventilés pour décompensation
de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) (2-9), ou des
populations hétérogènes de patients considérés
comme nécessitant un traitement bronchodilatateur, incluant
parfois quelques patients asthmatiques (10-13). Chez des patients
ventilés pour asthme aigu grave (AAG), on ne dispose pas d'étude
ayant comparé la nébulisation et la voie intraveineuse
(iv) pour l'administration de bronchodilatateurs, ni même d'étude
ayant confirmé l'efficacité de la voie aérosol
- pas plus d'ailleurs qu'on ne dispose d'essais bronchodilatateurs
iv versus placebo. Enfin, si les travaux réalisés chez
des patients ventilés atteints de BPCO ont bien montré
que la nébulisation de bronchodilatateurs entraînait
une diminution des résistances inspiratoires des voies aériennes
(2-9), aucune étude n'a évalué son utilité
clinique sur des critères de jugement tels que l'hématose,
la durée de ventilation, le délai d'instauration du
sevrage.
Néanmoins, il est habituel et logique de poursuivre un traitement
bronchodilatateur chez les patients atteints d'AAG qui ont du être
ventilés (14). La nébulisation est alors une alternative
à la voie intraveineuse, permettant en théorie d'obtenir
des concentrations locales de médicament plus élevées
avec un passage systémique faible, et donc, un effet pharmacodynamique
au moins équivalent pour des effets secondaires plus rares
ou moins intenses, comme cela a été montré chez
des patients respirant spontanément (15). Cet objectif cependant
ne peut être atteint que si la nébulisation est réalisée
dans de bonnes conditions techniques. Ces conditions sont pour l'essentiel
clairement définies (16-22), à la suite d'études
réalisées tant in vivo qu'in vitro, sur des modèles
de ventilation mécanique. Sont à prendre en compte:
le ventilateur (mode et réglages), le circuit, l'interface
circuit-patient, le système de nébulisation, le médicament
nébulisé. Le tableau
1
résume les règles permettant d'optimiser la nébulisation
pendant la VM. Il faut souligner que cette optimisation a souvent
été définie in vitro sur le seul critère
de la masse de médicament délivrée ou masse inhalable
(23), généralement mesurée à la sortie
de la sonde d'intubation. Or des études cliniques ont montré
chez des patients ventilés pour décompensation de BPCO
que la diminution de la résistance des voies aériennes
était comparable en amplitude et durée, que le ou les
bronchodilatateurs soient délivrés par un nébuliseur
(NEB) ou un aérosol-doseur (AD), alors même que la masse
de médicament délivrée par les deux systèmes,
mesurée in vitro, était très différente
(8).
haut
de page
LE
VENTILATEUR: MODE DE VENTILATION ET REGLAGES
Le
mode de ventilation utilisé dans la littérature a essentiellement
été le volume contrôlé, sauf chez l’enfant
ou la pression contrôlée a également été
utilisée (16). Des études réalisés en
aide inspiratoire seraient utiles, la nébulisation de bronchodilatateurs
gardant sa place pendant la phase de sevrage. Lors de la nébulisation
en ventilation spontanée, un grand volume courant et un faible
flux inspiratoire augmentent le dépôt d'un aérosol.
En VM, la limitation du débit d’insufflation peut être
obtenue par augmentation du rapport I/E. Cette augmentation diminue
l'impaction dans la prothèse trachéale et augmente le
temps de présence pulmonaire de l'aérosol inhalé.
L’augmentation du rapport I/E est un facteur clé d’augmentation
de la masse d’aérosol délivrée (19,24).
L’utilisation d’un grand volume courant est souhaitable
(21). Ces réglages ne sont à l'évidence pas applicables
en cas d'AAG, puisqu'ils tendent à augmenter l'hyperinflation
dynamique et le risque barotraumatique (25).
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de page
LE
CIRCUIT
Le
système de nébulisation choisi doit être placé
entre 10 et idéalement 30 cm du raccord en Y, une localisation
plus rapprochée diminuant la masse de médicament délivrée
; le circuit ne doit pas être humidifié (19,24,26), le
réchauffement et l'humidification diminuant le dépôt
de l'aérosol. Certains auteurs prennent en compte la durée
de la nébulisation, préférant laisser l'humidificateur
chauffant en cas de nébulisation longue (21). Le problème
ne se pose évidemment pas avec les échangeurs de chaleur
et d'humidité. Avec les AD, l’utilisation d’une
chambre d’inhalation placée sur le circuit inspiratoire
du ventilateur augmente considérablement la masse de médicament
délivrée (11,27). On trouvera dans la littérature
une description et les références (16,17) des principales
chambres utilisables. Il est également possible de connecter
l’embout de l’AD à un fin cathéter glissé
dans la prothèse endotrachéale, ce qui in vitro augmente
considérablement la masse de médicament arrivant dans
la trachée (28,29). Cependant la rareté des données
cliniques et l’existence dans un modèle animal de lésions
sévères de la muqueuse trachéale à l’extrémité
du cathéter, sans doute liées à la toxicité
des fréons (16) ne permettent pas de conseiller cette solution.
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de page
L'INTERFACE
CIRCUIT-PATIENT
Du
fait de son faible diamètre comparativement à la trachée,
la prothèse endotrachéale est responsable de turbulences
et donc de phénomènes d’impaction. Il ne semble
cependant pas y avoir de différence notable en terme de nébulisation
entre des sondes de 7 et 9 mm de diamètre (24). Chez l’enfant
par contre, les sondes de diamètre < 4 mm diminuent nettement
la masse délivrée (16). Il est également possible
de réaliser une nébulisation de bronchodilatateurs chez
des patients en ventilation non invasive (VNI) avec un masque facial
(30) ; les données publiées restent cependant très
fragmentaires, et la VNI peu utilisée dans l'AAG.
haut
de page
LE
SYSTEME DE NEBULISATION
Les
aérosols doseurs sont près à l’emploi.
Ils doivent être activés précisément lors
du début de l’insufflation. Une pause téléinspiratoire
de 3 à 5 secondes était souvent préconisée
par analogie avec la ventilation spontanée (18) ; il a récemment
été montré qu’elle n’apportait pas
de bénéfice en VM (31). Un intervalle de 30 secondes
entre deux bouffées est recommandé (18).
Les nébuliseurs. Certains ventilateurs incluent,
souvent en option, un système de nébulisation, reposant
habituellement sur un nébuliseur pneumatique, plus rarement
sur un nébuliseur ultrasonique. Il est également possible
d’intercaler sur le circuit inspiratoire un nébuliseur
non spécifiquement dédié à la ventilation
mécanique. Avec les nébuliseurs pneumatiques, l’aérosol
est en partie mobilisé par le flux gazeux l'ayant produit.
Si le nébuliseur pneumatique fonctionne en continu, l'aérosol
produit et propulsé en phase expiratoire est perdu pour le
patient. Quand le dispositif est adapté aux ventilateurs, l'apport
de gaz comprimé et donc la génération de l'aérosol
est asservie aux mouvements du ventilateur, limitée à
la phase inspiratoire, évitant ainsi la perte de médicament
en phase expiratoire. Tous les ventilateurs ne prennent pas en compte
dans la ventilation globale le volume et le débit de gaz nécessaires
pour la nébulisation, ce qui peut nécessiter des corrections
en partie empirique. Avec les nébuliseurs ultrasoniques, l’aérosol
est initialement statique, dans la cuve de nébulisation, sa
mobilisation nécessitant un débit gazeux, en pratique
celui du ventilateur. L’aérosol n’est donc délivré
qu’en phase inspiratoire sans nécessiter de système
externe de synchronisation, même si le nébuliseur n’est
pas spécifiquement dédié à la VM (32).
Les rares études comparatives plaident plutôt en faveur
des dispositifs ultrasoniques qui permettraient d’obtenir des
masses inhalées plus élevées (33,34), mais en
toute rigueur ceci n’est vrai que pour les nébuliseurs
qui ont fait l’objet de ces études. Les nébuliseurs
ultrasoniques offrent l’avantage de ne pas avoir à intégrer
dans les réglages du ventilateur le débit de gaz nécessaire
pour générer l’aérosol. Quel que soit le
type de nébuliseur, il convient de porter attention au volume
de remplissage de la chambre de nébulisation, en règle
2 à 6 ml, selon les recommandations du constructeur, sachant
qu’un volume plutôt élevé tend à
augmenter la masse de médicament délivrée (19).
Contrairement aux AD, l’adjonction d’une chambre d’inhalation
est rarement utilisée et n'augmente que marginalement la masse
délivrée (35). Dans le cas des nébuliseurs pneumatiques,
un débit gazeux élevé (8 L/min versus 5 L/min)
pour générer l’aérosol tend à augmenter
la masse délivrée ; la synchronisation sur l’insufflation
également, au prix d’une augmentation de la durée
de nébulisation (24).
Nébuliseurs ou aérosols doseurs ? Il
est vraisemblable que le respect des règles énoncées
ci-dessus tableau
1
est plus important que le choix du système de nébulisation
per se (26). Deux études ont comparé les deux systèmes
pour la nébulisation de bronchodilatateurs chez des patients
ventilés pour BPCO. Dans la première, 200 mg de fénotérol
et 80 mg de bromure d'ipratropium administrés par un AD étaient
comparés à 1250 mg de fénotérol et 500
mg de bromure d'ipratropium administrés par un nébuliseur
pneumatique (8). Dans la deuxième, 0,4 ou 1 mg d'albuterol
administrés par un AD étaient comparés à
2,5 mg d'albuterol administrés par un nébuliseur pneumatique
(9). La diminution de la résistance des voies aériennes
étaient dans les deux cas d'amplitude et de durée comparables,
alors même que la masse de médicament délivrée
in vitro était plus élevée avec le nébuliseur
(8). Un travail plus ancien avait suggéré une meilleure
efficacité clinique avec le nébuliseur, mais les conditions
d'emploi de l'AD étaient inadéquates (36). Le coût
et la charge de travail infirmier sont souvent considérés
comme plus élevés avec les nébuliseurs mais ceci
mériterait d’être évalué plus précisément.
Il existe un risque de contamination bactérienne des nébuliseurs,
source potentielle de pneumopathies nosocomiales (37). Au bénéfice
de la simplicité d’emploi, on peut raisonnablement recommander
l’utilisation des aérosol-doseurs pour l’administration
de bronchodilatateurs (22).
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de page
LE
GAZ ALIMENTANT LE VENTILATEUR ( ET LE CAS ECHEANT LE NEBULISEUR)
Les
nébuliseurs pneumatiques sont habituellement alimentés
par le mélange gazeux sortant du ventilateur. L'utilisation
possible d'un mélange hélium-oxygène (Héliox)
dans la ventilation de l'AAG doit donc faire évaluer son retentissement
sur la nébulisation, d'autant qu'il a été montré
qu'une nébulisation d'aérosol inerte pendant une ventilation
spontanée enrichie en hélium s'accompagnait d'un dépôt
des particules d'aérosol plus distal que lors d'une ventilation
en air ambiant (38). L’utilisation d'héliox pour alimenter
le ventilateur pourrait en théorie augmenter la masse inhalable
d’un aérosol, peut-être en limitant l’impaction
dans le circuit, et faciliter le dépôt périphérique
du médicament. Un travail in vitro récemment publié
a comparé la masse déposée d’un aérosol
d’albutérol généré par un AD dans
un modèle de ventilation mécanique alimenté soit
par un mélange air-oxygène, soit par de l'héliox,
et a montré une augmentation de cette masse au bénéfice
de l’hélium (39). Un résultat semblable a été
montré, également in vitro, avec un aérosol d’albutérol
généré soit par un AD, soit par un nébuliseur
pneumatique (40). L'intérêt potentiel de l'héliox
dans la ventilation de l'AAG ne réside toutefois pas dans l'augmentation
de la masse de b2-mimétique délivré par la nébulisation;
ces travaux montrent simplement que la nébulisation reste possible
lors de ventilation à l'héliox.
haut
de page
LE
MEDICAMENT NEBULISE
La plupart des études ont porté sur la nébulisation
de b2-mimétiques, quelques-unes seulement sur celle d'anticholinergiques,
seuls (5) ou en association aux b2-mimétiques (4,8). Une étude
a comparé, en double insu, le bromure d'ipratropium seul à
son association au fénotérol, et a conclu à un
effet significativement plus marqué de l'association (4). Il
n'existe pas en VM d'étude ayant comparé un b2-mimétique
à un autre ou à un anticholinergique.
Chez des patients ventilés pour décompensation de BPCO,
une relation dose réponse a pu être établie pour
le salbutamol administré avec un nébuliseur, avec un
effet plateau obtenu pour une masse placée dans la cuve de
nébulisation de 7,5 mg (36), une posologie plus élevée
entraînant des effets systémiques (nausées, tremblements,
arythmies) sans bénéfice supplémentaire. Une
relation dose réponse a également pu être établie
avec un aérosol-doseur de salbutamol, montrant un effet plateau
pour 4 bouffées soit 360 mg, l’effet sur les résistances
persistant au bout d’une heure (41). La différence entre
les deux masses tient à la rentabilité intrinsèquement
supérieure des AD, un pourcentage plus important du médicament
administré arrivant réellement à son site d’action
(8,22).
Il n'existe pas d'étude sur la nébulisation d'épinéphrine
en ventilation mécanique, alors qu'elle représente
une alternative aux b2-mimétiques dans
le traitement de l'AAG (42). Toutefois
il n'en existe pas de forme commercialisée destinée
à la nébulisation, et les formes parentérales
utilisées contiennent des sulfites susceptibles d'induire un
bronchospasme.
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de page
TABLEAU
1
| Optimisation
de l’utilisation des nébuliseurs et des aérosols-doseurs
en ventilation mécanique.
Certaines de ces modalités ne doivent pas être
appliquées dans la ventilation d'un AAG (volume courant,
Ti/Ttot). |
-
placer le nébuliseur ou l’aérosol-doseur
en série sur la ligne inspiratoire
- à
30 cm du raccord en Y
-
avec un aérosol-doseur, utiliser un adaptateur et une
chambre cylindrique
- si
possible, ne pas utiliser d’humidificateur chauffant
-
ni pendant la nébulisation
-
ni dans les minutes précédentes
-
ne pas utiliser d’échangeur de chaleur et d’humidité
-
placer un filtre de basse résistance sur la ligne expiratoire
(pour éviter de noyer le capteur de débit)
-
si possible, choisir un volume courant = 500 ml (adulte)
-
Ti/Ttot doit être = 0,3 et(ou) le débit inspiratoire
diminué (30 à 50 l/min)
-
avec un nébuliseur, utiliser le volume de remplissage
de la cuve indiqué par le fabriquant, en règle
entre 2 et 6 ml. En l’absence de précision choisir
5 ml
-
si le débit de gaz du nébuliseur pneumatique
est réglable, choisir 8 l/min.,
-
le cas échéant ajuster la ventilation minute,
la sensibilité du trigger et les alarmes pour compenser
le débit additionnel du nébuliseur pneumatique.
Supprimer le système de flow-by ou le mode débit
continu du ventilateur.
-
si possible, synchroniser avec l'insufflation. Observer la
formation du nuage d'aérosol adéquat.
-
agiter l’aérosol-doseur, puis l'activer juste
avant le flux inspiratoire, et respecter un délai d’au
moins 30 sec entre deux bouffées
-
surveiller très attentivement l’état clinique,
la saturation transcutanée en O2 et les paramètres
de ventilation pendant la nébulisation
-
en fin de nébulisation, revenir au circuit et aux réglages
de ventilateur antérieurs. Retirer le nébuliseur
et le mettre à l'abri de toute contamination.
|
| Adapté
d’après (17-22). |
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|
REFERENCES
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