Une procédure de réflexion concernant les limitations et arrêt des thérapeutiques actives (LATA) a été mise en place à partir des recommandations de la SRLF (2002) et evaluée en 2003 sur une période de 8 mois (1). La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie et les décrets du 6 fevrier 2006 ont entrainé une modification de la procédure de LATA du service. Les objectifs de ce travail sont d'évaluer la nouvelle procédure de LATA et le ressenti du médecin traitant.
Etude prospective unicentrique sur une période de 1 an (2008). Cinq cent quarante six patients ont été admis et 64 procédures de LATA (11%) ont été ouvertes. Cinquante six questionnaires (8 patients n'ayant pas de medecin traitant) ont été adressés par courrier à 49 médecins généralistes.
La réflexion est initiée dans 48,4% des cas par le médecin seul, dans 34.3% des cas par l'ensemble médecin-IDE-famille. Le patient est apte à manifester sa volonté dans 18% des cas. La personne de confiance n'est mentionnée que dans 17% des cas et les directives anticipées ne sont retrouvées que dans 4% des cas. Dans tous les cas la procédure est collégiale. Un deuxième médecin est consulté dans 94% des cas (médecin traitant nommé dans 54% des cas). L'information du patient /famille /proche est notée dans 89% des cas et la mise en place de soins palliatifs dans 64% des cas. Sur les 49 medecins traitants sollicités par un questionnaire, seul 41% d'entre eux ont répondu. Seulement 44% des médecins sondés ont connaissance de la loi leonetti 2005. 82% sont informés de l'hospitalisation de leur patient en réanimation, 39% sont informés par l'équipe médicale de réanimation de l'ouverture d'une procédure de LATA. Les médecins traitants non contactés par l'equipe médicale (61%) n'ont pas ressenti de difficulté dans la prise en charge du patient ou de son entourage dans 85% des cas. 39% jugent nécessaire la recherche systematique de l'avis du médecin traitant lors de la decision de LATA, 30% facultative.
Des axes d'améliorations doivent être proposés pour améliorer la recherche de la personne de confiance, des directives anticipées, et informer précocemment le médecin traitant de la mise en place d'une procédure de LATA.