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Juillet 2004 - Comparaison vasopressine versus adrénaline dans la réanimation de l’arrêt cardio-respiratoire en extra-hospitalier



Mai 2004-Tendance séculaire des taux d’infections nosocomiales et de la mortalité associée à l’utilisation de la ventilation non invasive chez des malades admis en réanimation pour exacerbation de BPCO ou OAP sévère.
Mars 2004 :"Triggering receptor expressed on myeloid cells" solubles et diagnostic de pneumopathie.
Janvier 2004 : Etude multicentrique randomisée des conséquences de la mise en place d’un catheter artériel pulmonaire pour la prise en charge des patients en état de choc et/ou d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë
L’ABC (Annane, Bellissant, Cavaillon) du Choc Septique, publié en janvier 2005 dans Le Lancet. Commentaire de D Annane.
Novembre 2003 : Facteurs de risques cardio-vasculaires et incidence de la maladie thromboembolique veineuse. Une étude longitudinale de l’étiologie de la pathologie thromboembolique
Octobre 2003 : Evaluation de l’intérêt de la fibrinolyse dans le traitement de l’embolie pulmonaire (EP) sévère, sans altération de l’état hémodynamique
Octobre 2003 : Place de l’angioscanner spiralé dans l’embolie pulmonaire
Septembre 2003 : Hémorragies digestives de stress cliniquement significatives
Décubitus ventral au cours du SDRA par C. Guérin, JAMA 2004
Avril 2003 : SEPSIS BACTERIEMIQUES EN REANIMATION : EVOLUTION DANS LE TEMPS DE l’INCIDENCE, DES DEFAILLANCES D’ORGANES, DU PRONOSTIC.

V. Wenzel, AC. Krismer, R. Arntz, H. Sitter, KH. Stadlbauer, KH. Linder. A Comparison of Vasopressin and Epinephrine for Out-of-Hospital Cardiopulmonary Resuscitation. N Engl J Med 2004 ; 350 : 105-13

La vasopressine est une alternative à l’adrénaline dans la prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire (ACR) (Elle n’a pas actuellement l’AMM en France dans cette indication). Les études cliniques comparant les deux molécules sont peu nombreuses. Cette étude prospective, multicentrique, randomisée, en double aveugle compare le devenir de patients victimes d’un ACR extrahospitalier selon qu’ils reçoivent deux injections de 40 U de vasopressine à 3 minutes d’intervalle versus deux injections d’un mg d’adrénaline à 3 minutes d’intervalle (en l’absence de reprise d’une activité cardiaque, les patients bénéficient dans les deux groupes d’injections répétées d’adrénaline, à discrétion du médecin réanimateur). Les objectifs sont d’évaluer le taux de survie des malades à l’admission et à la sortie de l’hôpital dans chacun des deux groupes et selon le type d’ACR [fibrillation ventriculaire (FV), activité électrique sans pouls (AESP), asystolie]. L’étude a porté sur 1186 patients. Tous types d’ACR confondus, il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes, à l’admission (p=0,06) et à la sortie de l’hôpital (p=0,99). L’analyse par type d’ACR ne montre pas de différence selon le produit injecté sauf pour les malades en asystolie chez qui l’usage de vasopressine est associé à un taux de survie plus élevé à l’admission (29% vs 20,3% ; p=0,02) et à la sortie de l’hôpital (4,7% vs 1,5% ; p= 0,04). L’étude du sous groupe de 732 malades ayant reçu les drogue de l’étude et des injections complémentaires d’adrénaline, montre un taux de survie supérieur à l’admission (25,7% vs 16,4% ; p=0,002) et à la sortie (6,2% vs 1,7% ; p=0,002) dans le groupe vasopressine par rapport au groupe adrénaline. Les auteurs concluent que la vasopressine est plus efficace que l’adrénaline dans le traitement de l’asystolie, contrairement à la FV et l’AESP où les effets des deux drogues sont similaires et que l’association vasopressine et adrénaline semble plus efficace que l’adrénaline seule dans le traitement de l’arrêt cardiaque. Malheureusement, ce constat ne s’accompagne pas d’une amélioration des performances cérébrales des malades à la sortie de l’hôpital.

J. Jenvrin et la CMU

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