La procédure de décision
Il est proposé que la décision darrêt de traitements actifs soit obtenue au terme dune procédure formelle, minutieusement décrite, dont les points forts sont certainement le caractère collectif, la discussion " argumentative ", la nécessaire obtention du consensus et le refus de la précipitation et de la prise de décision dans lurgence. Lextrême ritualisation qui est proposée ici (huit étapes successives, des séquences information/consultations répétées du patient et des proches) peut parfois se révéler nécessaire et a surtout constitué une étape importante de lévolution des pratiques en réanimation, les premiers textes qui ont décrit en France cette procédure datant maintenant de plus de 20 ans [2]. Cependant, une démarche aussi procédurale dont on comprendra quelle est décrite ici de façon aussi détaillée pour des raisons didactiques peut être inadaptée dans certains cas mais, surtout, elle ne peut guère être mise en uvre quotidiennement. Or, toutes les études épidémiologiques récentes, aussi bien nord-américaines [3] que françaises [4-6],
indiquent que plus de 50 % des décès survenant dans les services de réanimation sont précédés dune décision darrêt ou de limitation des soins actifs. En pratique, ces discussions sur les limitations et arrêts de traitements actifs devraient désormais faire partie de la visite quotidienne au lit du malade, de façon presque systématique. Plusieurs articles récents appellent dailleurs à lintroduction en routine, pratiquement dès ladmission
des patients, de la dimension " soins palliatifs " au sein même du service de réanimation [7, 8]. Le même sujet sera celui du prochain position paper de lAmerican Thoracic Society, quune task force est en train de rédiger. Tous ces articles soulignent lextrême et nécessaire banalisation de cette procédure, orientée vers le bien-être des patients et de leur famille et bien opposée à lacharnement enthousiaste des débuts de la réanimation. Il faudra donc balancer les avantages dune démarche procédurale, nécessairement lourde, avec ceux dune mise en uvre quotidienne de la réflexion " fin de vie ", aussi intégrée que possible à la routine de nos services.
Faut-il utiliser le terme " euthanasie " ?
Une deuxième interrogation possible concerne la décision dutiliser ou non en réanimation le terme " euthanasie ", même qualifiée de passive, pour décrire ces procédures de limitations et darrêts de traitements actifs. Larticle de Grobuis et al. souligne à juste titre les différences essentielles qui séparent ces mots et propose de bannir le terme " euthanasie " en réanimation. Les décisions de limitation et darrêt de traitements actifs permettraient à la mort " naturelle " de survenir, plus quelle ne la causerait directement ; mais pour celui qui fait le geste, ou qui sabstient, la différence est bien ténue quand lextubation ou larrêt de la perfusion de noradrénaline va provoquer (coïncider avec ?) la mort du patient en quelques minutes. On peut également objecter que le mot " euthanasie " est connu et compris de tous, alors que les périphrases qui sont parfois utilisées pour décrire certaines de nos pratiques ne le sont pas (comme, par exemple, " obstination déraisonnable " préférée à " acharnement thérapeutique ", ou " prélèvement effectué dans le but de rechercher les causes du décès " plutôt que le terme " autopsie ", etc.). Lexpression " euthanasie passive " est en outre largement citée, commentée et discutée dans la littérature médicale, notamment nord-américaine [9]. Enfin, un mouvement se dessine en France en faveur dune modification de la législation sur leuthanasie, quelle soit simplement dépénalisée ou même devienne organisée par les pouvoirs publics [10]. Sans prendre position sur un sujet aussi controversé, on peut néanmoins penser quil vaut mieux prendre part au débat didées actuel sur le sujet, de crainte quune législation qui ignorerait nos pratiques et nos contraintes ne nous pénalise. Il ne faut pas oublier ici que la seule décision de justice concernant un arrêt de traitements actifs en France la qualifié " dhomicide involontaire ", et a condamné le praticien qui lavait pratiqué [11]. Les commentaires sur ce jugement ont relevé que les magistrats avaient ainsi voulu don-
ner un coup darrêt à des pratiques deuthanasie quils condamnaient [12, 13]. Depuis que la grande presse a commenté lenquête de Ferrand et al. [14], les réanimateurs doivent expliquer publiquement leur pratique en
tenant compte de ce quelle a été immédiatement assimilée à de leuthanasie.
Les trois types de décisions darrêt de traitements actifs
Concernant les décisions dinterruption de traitements actifs en réanimation, une difficulté possible réside peut-être dans la diversité des situations rencontrées, expliquant que les mêmes recommandations ou concepts ne puissent sappliquer à toutes les situations. On peut tenter dopposer schématiquement trois cas :
- le patient en fin de vie, en échec dune thérapeutique maximale, condamné à brève échéance et pour lequel la survie (la prolongation de lagonie ?) nest obtenue que par la mise en uvre de techniques lourdes de suppléance des fonctions vitales ;
- le patient dont létat est moins critique et qui ne requiert pas un niveau aussi élevé dassistance, avec un pronostic à court ou moyen terme moins péjoratif, mais avec une qualité de vie future très incertaine : dépendance
extrême, mutilations, handicap profond, voire coma prolongé ou état végétatif permanent, etc. ;
- le patient lucide, conscient, mais dépendant de la réanimation et de son appareillage (insuffisant respiratoire chronique insevrable, locked-in syndrom ou évolution terminale daffection neurologique) et qui demande lui-même avec insistance larrêt des techniques de support des fonctions vitales. On est ici dans une situation analogue à la demande deuthanasie que connaissent les gériatres ou les cancérologues. À lévidence, des situations aussi contrastées appellent à des solutions, des concepts et des recommandations différentes.
Considérons tout dabord la première situation, celle des patients à létat le plus sévère, ceux que lon qualifie parfois de " moribonds ". Mise à part lincertitude du décès (les outils prédictifs sophistiqués développés en réanimation depuis 20 ans sont globaux et ne sappliquent pas aux situations individuelles) [15], cette situation emblématique est pourtant la plus simple. Cest le concept de " futilité " (" inanité " traduit peut-être mieux langlo- américain futility) qui guide la réflexion dans ces cas [16]. La réanimation ne sert ici quà prolonger lagonie, suscitant la réprobation des familles qui ny voient quacharnement et des soignants qui condamnent la dilapidation de ressources précieuses et dont dautres auraient besoin. Linterruption de la réanimation est conforme au code de déontologie, ainsi larticle 37 énonce que " [...] le médecin doit [...] éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique ", et à la morale catholique : " la cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus, peut être légitime " [17]. Point nest besoin de recourir à la théorie du double effet qui ne sapplique simplement quà ladministration à forte dose de sédatifs à des patients qui souffrent et pour lesquels lanalgésie ne sera obtenue quau prix (le deuxième effet) dun arrêt respiratoire. Mais dans la situation de réanimation que nous décrivons, il sagit dinterrompre une thérapeutique de survie (life saving therapy) et donc de causer la mort, plus ou moins rapidement, mais très directement. On peut aisément démontrer que des cinq conditions qui légitiment lusage de la théorie du double effet, pratiquement aucune nest remplie ici. Au lit du malade, le réanimateur qui renonce à lhémodialyse extube un patient sans autonomie respiratoire ou qui interrompt la perfusion de Levophed®, sait bien quil va causer la mort de son patient. Il est vraisemblablement utile de ne pas occulter cette réalité même si, au début des années 1980, Grenvik [18], en décrivant la technique du terminal weaning (réduction progressive et contrôlée de la ventilation), la justifiait surtout comme permettant de séparer dans le temps la décision darrêt de la mort du patient quelle entraînerait pourtant. Des auteurs nord-américains contestent avec de plus en plus dinsistance cette utilisation en réanimation de la théorie du double effet, quils jugent sans objet et hypocrite. Sans objet, car " there is no moral obligation to use futile or excessively burdensome treatment " écrit Sulmasy [19] ; hypocrite, car le positivisme anglo-saxon saccommode mal des ambiguïtés dune morale de lintention [20]. Linterruption des techniques de suppléance vitale en réanimation pour ces patients à létat désespéré est effectuée sur la base morale solide de larrêt de lacharnement. Le respect de lautonomie du patient (toujours sédaté ou inconscient, en tout cas " incompétent ") a peu de place à ce stade, tant la décision est ici médicale : ne se discute que le moment de la mort du patient, pas son éventualité ni sa légitimité.
Il en va différemment pour la deuxième situation emblématique que nous avons isolée, celle de la prolongation de la réanimation de patients dont la qualité de vie future pose problème, pour eux-mêmes ou pour leurs proches. Le concept de futilité va sappliquer dans ce cas également, tant est grand lécart qui sépare lintensité des soins requis de la pauvreté du bénéfice quen retireront le patient ou sa famille. Mais cest bien sûr dans cette circonstance que lon va tenter de sappuyer sur la volonté du patient, exprimée antérieurement sous forme dun document écrit, ou par le témoignage de sa famille. Cest donc le concept d" autonomie " qui est ici mis en avant, concept dont le texte de Grobuis et al. donne bien les différentes acceptions : anglo-saxonne, kantienne, française, etc. Mais, en pratique, lautonomie des patients de réanimation est bien difficile à respecter, parce quimpossible à connaître de façon fiable. Les recommandations écrites sont exceptionnellement disponibles, le témoignage des proches imprécis, aléatoire, incertain. Mais, plus fondamentalement encore, quelle est la valeur dune déclaration ancienne, exprimée par un sujet bien portant, sur la situation présente, le plus souvent non prévue [21] ? On sait que la perception de leur qualité de vie par des handicapés est radicalement différente de ce quelle était lorsque ces sujets étaient bien portants. Patterson et al. [22], dans un remarquable sounding board du New England Journal of Medicine, avaient recensé les articles évaluant la qualité de vie des tétraplégiques, apparemment non inférieure à celle des biens portants, pour avertir les médecins en charge de ces patients quils devaient résister à leur demande initiale deuthanasie, puisquensuite la perception que ces patients auraient de leur maladie allait se modifier. Tous les médecins ont pu constater chez leurs malades des changements spectaculaires dopinion, quelquefois dans un laps de temps très court. Il est vraisemblable que, dans cette deuxième situation, le paternalisme des réanimateurs français, européens sans doute, mais à cet égard très latins, va rester de mise, en dépit de laccent mis aujourdhui sur les droits des patients et le respect affiché de leur autonomie. Autant lassumer clairement.
La troisième situation rencontrée en réanimation, fort heureusement rare, est celle de la demande explicite deuthanasie, exprimée par les patients eux-mêmes, lorsquils sont (souvent) âgés, sévèrement handicapés (insuffisants respiratoires chroniques au sevrage impossible, maladies neurologiques invalidantes, porteurs daffections malignes avancées, etc.), bien souvent solitaires. Il est évident que certains réanimateurs, divisés sur ce sujet comme lensemble des praticiens français et sans doute minoritaires,
accèdent à leur demande. Les études dincidence, lorsquelles sont anonymes, mettent en évidence ces comportements. Peillon et al. [23], dans 140 réponses à un questionnaire (enquête dintention) remplies essentiellement par des anesthésistes réanimateurs travaillant en CHU, relèvent que 26 % dentre eux répondent positivement à la question : " Vous arrive-t-il de provoquer le décès par injection de médicament ? ". À une question à peu près équivalente (" do you sometimes [...] deliberately administer large doses of medication, e.g. barbiturates or morphine, until death ensues? "), 71 % des réanimateurs français de la seconde enquête européenne de Vincent répondent par laffirmative [24]. Dans sa première enquête [25], 37 % des réanimateurs européens interrogés déclaraient pratiquer l" euthanasie ". Dans létude de Pochard et Azoulay [6], 20 % des décisions de limitations ou darrêts de traitements actifs étaient des " injections avec intentionalité de décès ". La SRLF doit-elle condamner aussi formellement une pratique dont nous savons par ailleurs quelle existe ? Ou ne faut-il pas plutôt se contenter de rappeler le contexte législatif et déontologique et les rigueurs de la loi, sans faire de recommandation sur ce sujet, en attendant une clarification sur un thème de société particulièrement débattu et qui sera sans doute amené à évoluer dans les années qui viennent ? Le Comité consultatif national déthique français ne lavait pas souhaité il y a dix ans [26]. Mais nous avons dit précédemment que dans le sillage de la récente loi sur les soins palliatifs, des parlementaires ont récemment exprimé lintention de légiférer sur leuthanasie. Le Comité national belge déthique pose aujourdhui publiquement la question. Le droit suit plus souvent les pratiques quil ne les précède, et une transgression [6], lorsquelle devient massive et notoire, peut alors entraîner une avancée législative.
Information/consentement des patients
et des familles
Une question particulièrement difficile soulevée par larticle de Grobuis et al. est, enfin, la nature des informations délivrées au patient, ou plutôt à sa famille, dans ces situations de limitations ou darrêts de traitements actifs. Concrètement, faut-il informer du caractère inévitable de la mort du patient ? de la volonté de léquipe soignante dinterrompre les soins actifs ? Si oui, avec quels détails, sur les méthodes notamment ? La famille doit-elle (veut-elle) être présente lors de lextubation ou de larrêt de drogues vaso-actives (cela est courant, paraît-il, aux États-Unis) ? Faut-il inscrire dans le dossier médical ces décisions, les prescriptions de médicaments sédatifs " terminaux ", étant donné labsence de cadre légal de ces pratiques ? Il sagit là dun domaine où lexigence contemporaine de transparence et de respect de lautonomie des patients entre en conflit avec la réalité des pratiques de
réanimation, encore largement inconnues du public en France, et qui témoignent dun paternalisme toujours bien présent. Chaque semaine voit en effet proposer ou voter une nouvelle mesure visant à renforcer lobligation dinformation/consentement des patients : les nombreuses références consacrées à linformation du récent manuel daccréditation de lAnaes (février 1999), les rapports [27] ou livres sur les droits des patients [28], la proposition de loi sur ce même sujet, prévue pour le printemps 2000, lobligation dinformation sur lautopsie, contenue dans la loi de juillet 1994, lobligation dinformation sur les risques exceptionnels (Cour de cassation de mars 1997, avec une extension à lhospitalisation publique par une décision du Conseil dÉtat le 4 janvier 2000), la proposition publique du Premier ministre en juillet 1999 de transmission directe au patient de son dossier médical, etc.
La plupart des décisions darrêts de traitements actifs concernant en réanimation des patients inconscients, une question particulièrement difficile est celle de lattitude à avoir vis-à-vis de la famille : jusquoù faut-il aller dans linformation ? Faut-il aggraver stress, anxiété et dépression, dont Pochard et Azoulay viennent de mesurer la fréquence [29], en demandant aux proches de participer à la décision ? Quelle est la pertinence, voire la légitimité de la participation de la famille dans ce contexte ? Prétendre demander à des parents, à des enfants, de décider de la vie ou de la mort de leur proche (si on demande un consentement à larrêt des soins) est-il conforme au principe de bienfaisance sur lequel repose la médecine depuis Hippocrate ? Ne risque-t-on pas de laisser un sentiment de culpabilité définitive, quelle que soit lissue ? Au lieu de sen tenir à cette fiction du consentement, intenable dans ces circonstances, mais à laquelle sont attachées les associations de patients, ne faut-il pas explorer une voie médiane, par laquelle linformation répétée quotidiennement, aisément compréhensible, permet à la famille et à léquipe médicale de progresser du même pas, de telle sorte que lorsque les décisions darrêt ou de limitations sont envisagées, lévidence sen impose à tous sans quil soit nécessaire de recourir à une information explicite (sur les méthodes notamment), ni à un consentement exprès ? Cette démarche est plus conforme à lintroduction précoce et progressive des soins palliatifs en réanimation dont nous avons parlé plus haut. n
Références
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4 Ferrand E, Robert R, Ingrand P, et le groupe LATAREA. Réalité des pratiques de limitation et darrêt des thérapeutiques en réanimation en France : une étude nationale prospective [abstract]. Réanim Urgences 1997 ; 6 : 729.
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9 Rachels J. Active and passive euthanasia. N Engl J Med 1975 ; 292 : 78-80.
10 Une enquête : leuthanasie fait lactualité pour la première fois une séance de lAssemblée nationale consacrée à la fin de vie. LHumanité ; 25 mars 1999.
11 Cassation. Arrêt n° 937 du 19 février 1997 ; 6.
12 Euthanasie passive ou acharnement thérapeutique ? Vers une responsabilité pénale pour homicide involontaire ? Dictionnaire permanent de bioéthique ; 1998. p. 8504.
13 Chevalier JY. Homicide et blessures involontaires. La semaine juridique (édition générale) 1997 : 31-5.
14 Euthanasie passive, la fin dun tabou. Libération ; 12 mars 1998.
15 Suter P. Predicting outcome in ICU patients. Consensus conference organized by the ESICM and the SRLF. Intens Care Med 1994 ; 20 : 390-7.
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17 Catéchisme de lÉglise catholique. Édition de 1998.
18 Grenvik A. Terminal weaning: discontinuation of life support therapy in the terminally ill patient. Crit Care Med 1983 ; 11 :
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19 Sulmasy DP. The rule of double effect: clearing up the double talk. Arch Intern Med 1999 ; 159 : 545-50.
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21 Tonelli MR. Pulling the plug on living wills. A critical analysis of advance directives. Chest 1996 ; 110 : 816-22.
22 Patterson DR, Milla-Perrin C, McCormick TR, Hudson LD. When life support is questioned early in the care of patients with cervical-levels quadriplegia. N Engl J Med 1993 ; 328 : 506-9.
23 Peillon D, Salord L, Waked L, Riche L, Jenoudet MT, Chacornac R. Abandon ou acharnement thérapeutique en réanimation : évaluation des pratiques médicales. Réanim Urgences 1995 ; 4 : 3-6.
24 Vincent JL. Forgoing life-support in western European intensive care units: the results of an ethical questionnaire. Crit Care Med 1999 ; 27 : 1626-33.
25 Vincent JL. European attitudes towards ethical problems in intensive care medicine: results of an ethical questionnaire. Intensive Care Med 1999 ; 16 : 256-64.
26 Avis n° 26 du Comité national consultatif déthique, sur la proposition de résolution sur lassistance aux mourants, adoptée le 25 avril 1991 au Parlement européen. 24 juin 1991. http.//www.ccne.ethique.org.
27 Les Droits de la personne malade. Un rapport du Conseil économique et social ; 1112 juin 1996. La Direction des Journaux Officiels. p. 251.
28 Evin C. Petit dictionnaire des droits des malades. Paris : Le Seuil ; 1999. 252 p.
29 Pochard F, Azoulay E, Chevret S, Lemaire F, Hubert P, Le Gall JR, et al. Anxiety and depression in family members of ICU patients. Ethical decision concerning decision-making capacity [article en soumission].