Mise au point du Professeur Eric Maury

L’un des propos que j’ai tenus lors de mon audition le 14 octobre devant la commission d’enquête du Sénat a suscité des réactions que je comprends et auxquelles j’entends ici répondre par une claire mise au point.

Je reconnais sans réticence que le dernier propos de cette intervention a procédé d’une regrettable maladresse de ma part, dénuée cependant de toute arrière-pensée. J’en conviens volontiers et présente mes plus sincères excuses aux collègues qui ont pu être blessés.

Je souhaite cependant remettre les choses à leur juste place. Chacun sait mon attachement, confirmé lors de la crise de printemps, à toutes les formes de coopération et d’élan commun que nous avions mises en place et expérimentées lors de cette crise sanitaire sans précédent. On observera que j’ai remercié à plusieurs reprises durant l’audition tous les soignants et médecins, notamment ceux issus de l’anesthésie-réanimation, qui s’étaient mobilisés de façon exemplaire au cours de la première vague ; je le fais à nouveau ici.

Pour ce qui concerne mon propos maladroit et inapproprié, replaçons nous dans l’intégralité de mon intervention et non pas dans des montages tronqués qui circulent sur Internet. La communication du e-congrès SRLF dont je reprends les éléments et diapositives dans l’audition est consultable dans son intégralité (https://we.tl/t-5vKI1DMI1j). Dans cette communication, le collègue anesthésiste-réanimateur a souligné que le modèle d’unité de réanimation correspondant à une extension de la réanimation existante devait être préféré au modèle de réanimation de novo. Il a, à la suite de cette observation, modifié le guide des unités éphémères de réanimation publié par le Conseil National Professionnel d’Anesthésie Réanimation et Médecine Péri Opératoire. Cette démarche d’évaluation, seule à même de faire progresser nos pratiques, doit être saluée.
L’ajout que j’ai fait, en effet inapproprié, sur la dernière diapositive, des acronymes MIR et MAR, qui a pu donner l’impression d’une confrontation de spécialités, ne procédait que de l’idée effectivement maladroite et inopportune de simplifier la présentation devant les sénateurs. Je le comprends et le regrette.

Je suis personnellement particulièrement attaché, sachez-le tous, à ce que nous démontrions à nouveau que la conjugaison de nos forces et l’union des compétences, déjà démontrées au printemps, sont la meilleure réponse aux défis de la Covid. N’oublions pas ce qui nous attend dans les prochaines semaines et qui nécessitera l’engagement et la coopération renouvelés de la part de chacun de nous pour le bien des patients.

Dernière mise à jour : 23/10/2020

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