Contrôle ciblé de la température en Réanimation

Les effets protecteurs de l’hypothermie sont connus de longue date. Ces effets ont été étudiés et décrits dès la fin des années 1950, puis semblent être tombés dans l’oubli pendant une vingtaine d’années avant que les réanimateurs relancent l’intérêt de cette méthode thérapeutique. Les données expérimentales montrent que l’hypothermie exerce des effets principalement neuroprotecteurs selon plusieurs mécanismes d’action :

  • diminution du métabolisme cérébral permettant de rétablir une balance favorable avec le débit sanguin cérébral, lui-même diminué au décours d’une agression cérébrale
  • diminution de l’hypertension intra-crânienne ;
  • limitation des phénomènes d’initiation de l’apoptose, notamment de la voie d’activation des caspases, et de la nécrose;
  • diminution du relargage local d’acides aminés neuroexcitateurs, tels le glutamate et le lactate, lié au dysfonctionnement des canaux calciques lors de l’ischémie;
  • diminution de la réponse inflammatoire et du syndrome de réponse inflammatoire systémique;
  • diminution de la production de radicaux libres;
  • diminution de la perméabilité vasculaire et membranaire, habituellement augmentée lors des phénomènes d’ischémie

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Dernière mise à jour : 08/12/2016