Organisation des unités de surveillance continue

Les unités de surveillance continue ont pour vocation de prendre en charge « des malades qui nécessitent, en raison de la gravité de leur état, ou du traitement qui leur est appliqué, une observation clinique et biologique répétée et méthodique » (Décret n° 2002-466 du 5 avril 2002). En pratique, il s’agit de « situations où l’état ou le traitement du malade font craindre la survenue d’une ou plusieurs défaillances vitales nécessitant d’être monitorées ou dont l’état, au sortir d’une ou plusieurs défaillances vitales, est trop sévère ou instable pour permettre un retour dans une unité d’hospitalisation classique » (Circulaire DHOS/SDO/N° 2003/413 du 27 août 2003). Niveau intermédiaire entre les unités de réanimation et les unités de soins classiques, elles ne sauraient prendre en charge plus de quelques heures des patients nécessitant une suppléance d’organe en rapport avec une défaillance viscérale aiguë (ventilation assistée, épuration extra-rénale, traitement d’une insuffisance circulatoire aiguë…). Ceux-ci doivent être transférés dans l’unité de réanimation de l’établissement ou, en son absence, dans l’unité d’un autre établissement avec lequel une convention a été établie.

Dans un même établissement de soins, le regroupement des activités de surveillance continue permet d’en assurer un fonctionnement cohérent, efficace et crée les conditions d’une gestion optimale des ressources disponibles. Cependant, plusieurs USC peuvent exister si la taille de l’établissement le justifie. On admet que le nombre de lits de surveillance continue d’un établissement est au moins égal à la moitié de celui des lits de réanimation, modulé par la nécessité d’accueil permanent de nouveaux patients. Son nombre minimal de lits ne saurait être inférieur à 4 lits.

L’USC doit être une unité géographiquement individualisée. L’USC doit, dans toute la mesure du possible, être à proximité immédiate de l’unité de réanimation lorsqu’elle existe dans l’établissement. Tout projet architectural de réanimation doit prendre en compte cette nécessité. En l’absence d’unité de réanimation, l’USC devrait être à proximité de l’unité d’accueil des urgences et/ou du bloc opératoire.

L’USC doit être une unité administrativement individualisée. Dans les établissements publics de santé, elle sera une unité fonctionnelle isolée ou rattachée à un service ou un pôle, sous la responsabilité d’un praticien hospitalier anesthésiste-réanimateur ou réanimateur médical. Il apparaît nécessaire de proposer des recommandations distinguant les USC des établissements disposant d’un service ou d’une unité de réanimation, des USC des autres établissements.
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Dernière mise à jour : 27/01/2016