Pertinence de la prescription des examens biologiques et de la radiographie thoracique en réanimation

Les dépenses des services de réanimation représentent environ 20% des coûts hospitaliers dont 62% résultent de frais de personnel . La part liée à la prescription des examens complémentaires dépasse quant à elle 15% du coût total. Ainsi, des économies significatives pourraient probablement être réalisées en limitant ces prescriptions, sans compromettre la qualité des soins ni la sécurité des patients. Une rationalisation des prescriptions d’examens biologiques et radiologiques pourrait même s’avérer intéressante en termes de réduction de la spoliation sanguine et des risques liés à l’irradiation et au transport des patients[ ].
Le volume d’examens complémentaires reste considérable. Leur prescription résulte d’un processus complexe et mal connu, dans lequel la formation initiale et continue des médecins joue un rôle important, auquel s’ajoutent le type de pathologies rencontrées et les habitudes locales. De plus, la croyance que les patients critiques nécessitent davantage d’examens complémentaires, la facilité de prélèvements liée à la présence d’un cathéter central et artériel ainsi que la crainte de se voir reprocher une prise en charge sous-optimale n’incitent pas à changer les pratiques. A cet égard, les services de CHU ont une responsabilité particulière pour la formation des jeunes médecins à la prescription. Il existe un consensus pour diffuser le coût de ces examens à tous les prescripteurs et pour souligner l’importance de la stratégie destinée à pérenniser l’optimisation des prescriptions dans un service.[ ]

Les enjeux de ces RFE, qui visent à proposer aux praticiens un cadre raisonné et raisonnable de prescriptions, sont donc fondamentaux.

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Dernière mise à jour : 10/01/2017