Signalement à la DGS des cas d’atteinte pulmonaire grave en lien avec le vapotage

Une alerte sanitaire concernant une épidémie de pneumopathies sévères chez des vapoteurs est en cours aux Etats-Unis (au 01/10/2019, 1080 cas dont 18 décès ont été rapportés). A ce jour, en France, il n’a pas été détecté d’épidémie. Le Ministère des Solidarités et de la Santé en lien avec Santé publique France, les agences sanitaires, les partenaires du réseau de prévention des addictions et les sociétés savantes de médecine d’urgence, de réanimation et de pneumologie met en place un dispositif de signalement et d’investigation des cas de pneumopathie sévère chez des utilisateurs de dispositifs de vapotage.

Par ailleurs, les modalités de signalement de tout autre effet inhabituel en lien avec le vapotage, restent identiques (via les rubriques de toxicovigilance ou d’addictovigilance selon les produits consommés ou suspectés).

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Mesdames, Messieurs,

Suite à l’alerte aux Etats-Unis relative à de nombreux cas de pneumopathies sévères en lien avec le vapotage (1080 cas recensés au 1er octobre 2019 dont 18 décès aux Etats Unis), la Direction Générale de la Santé a interrogé ses partenaires, l’ANSM, l’ANSES, la MILDECA, l’OFDT et Santé Publique France sur l’éventuelle survenue de cas similaires en France.

La Direction Générale de la Santé en lien avec Santé publique France, les autres agences et les sociétés savantes de pneumologie, de réanimation et d’urgentistes (SRLF, SPLF et SFMU), a mis en place un dispositif de signalement et d’investigation des cas de pneumopathie sévère survenant chez des personnes pratiquant le vapotage.

Ce nouveau dispositif est uniquement dédié au signalement suite à l’alerte en cours aux Etats-Unis. Son objectif est de détecter l’éventuelle émergence de pneumopathies sévères en France et de mener les investigations nécessaires pour en identifier la ou les causes. Il complète les enquêtes en cours de toxicovigilance* et d’addictovigilance° ayant pour objectif une surveillance plus large des évènements indésirables liés aux pratiques du vapotage.

Le formulaire de signalement est accessible pour les professionnels de santé au sein du portail national de signalement des événements sanitaires indésirables dans la partie « Effet sanitaire indésirable suspecté d’être lié à des produits de consommation » sous l’intitulé «vapotage & pneumopathie».

Une fois validé par le médecin signalant, le formulaire est transmis à la cellule de Veille, d’Alerte et de Gestion Sanitaire (CVAGS) de l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui en effectue l’enregistrement. La CVAGS et la Cellule régionale de Santé Publique France, en lien avec le Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance (CEIP), le Centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) et les autres partenaires du réseau prévention des addictions assurent l’investigation épidémiologique et toxicologique.

Pour chaque cas, deux volets sont à compléter : le volet 2 (interrogatoire auprès du patient sur les usages et produits utilisés et, si possible, analyses toxicologiques des produits inhalés) et le volet 3 (suivi clinique, nécessitant un entretien avec le médecin signalant) (en annexe 1).

Par ailleurs, afin de vous aider dans le traitement de ces signalements, vous trouverez en annexe 2 de ce message un mémento décrivant les rôles des différents partenaires que vous pourriez être amenés à mobiliser pour l’investigation auprès du patient (volet 2, concernant les usages et les produits ainsi que les analyses toxicologiques).

De plus, vous avez été informés qu’un message MARS et qu’un DGS urgent relatifs à l’organisation du recueil de signalements des pneumopathies sévères en lien avec le vapotage ont été adressés aux professionnels de santé ce jour.

Nous vous tiendrons informés de toute évolution de l’analyse de risque qui nécessiterait une adaptation des procédures actuelles.

Nous vous remercions par avance de votre mobilisation.

Pr Jérôme Salomon
Directeur Général de la Santé

* menées par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement du travail (ANSES) via le réseau des Centres Antipoison (CAP)

° conduite par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) via le réseau des Centres d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance (CEIP)

Dernière mise à jour : 10/10/2019

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