Hyperéosinophilie en réanimation

31/03/2026 MIR
Abstract

L’hyperéosinophilie (HE) (> 1.5 x 109/L) n’est pas exceptionnelle et n’est pas à négliger en contexte d’urgence vitale. En effet, toute HE (quelle que soit son taux et sa cause) peut être responsable de lésions viscérales liées à la toxicité des polynucléaires éosinophiles (PNE). Alors que la peau est l’organe le plus souvent atteint, le pronostic vital et fonctionnel peut être engagé en cas d’atteinte cardiaque, respiratoire, vasculaire ou neurologique. Le bilan étiologique doit être raisonné et adapté au délai d’apparition de l’HE et à la gravité du retentissement viscéral suspecté. En cas de suspicion d’atteinte viscérale induite par l’HE, la démarche diagnostique ne doit pas retarder la mise en place de thérapeutiques d’urgence (corticothérapie, déparasitage +/- anticoagulation), auxquelles s’associera dès que possible un traitement étiologique.

Liens article